Conquête du pouvoir d’Etat : comme en 2015, Roch partira de Bobo…

Comme en 2015, c’est la ville de Bobo-Dioulasso (sauf changement de dernière minute) que Roch Marc Christian Kaboré , le candidat du MPP a choisi pour lancer officiellement sa campagne le 31 octobre prochain.

Contrairement à 2015 où il s’agissait pour le candidat Roch Kaboré de convaincre par son programme de société, il devra cette fois-ci, en plus de présenter son nouveau contrat social, défendre son bilan.
Mais quel bilan pour la ville de Bobo-Dioulasso qui semble devenir la porte d’entrée au Palais présidentiel de Kossyam ?

Pour convaincre les bobolais, Roch promettait en 2015 de redonner à Bobo-Dioulasso son lustre d’antan, c’est-à-dire, faire de la ville de Sya, une véritable capitale économique avec des infrastructures modernes. « Pendant 27 ans, nous avons remarqué que Bobo-Dioulasso a reculé. Nous allons faire de cette ville, une ville de référence au Burkina Faso » disait-il aux bobolais en 2015.

Cinq (05) années après, qu’en est-il réellement? Roch pourra-t-il regarder les bobolais droit dans les yeux pour énumérer des réalisations faites à Bobo-Dioulasso sous son quinquennat ? A priori, le locataire actuel de Kosyam a de quoi se défendre quand bien même les défis restent énormes.

En effet, l’hôpital de référence promis en 2015 est en attente de la pause de sa première pierre et cela, du fait « de l’incapacité des leaders de Bobo-Dioulasso à fédérer leurs énergies et parler le même langage pour défendre les bonnes causes pour la cité ».

Le centre ville de Bobo-Dioulasso a été revêtu de bitume. Les étudiants de l’INSSA et leurs enseignants n’absorbent plus la poussière pour rejoindre leur institut car la principale voie d’accès a été entièrement bitumée.

Outre ces réalisations, des chantiers sont en cours comme les travaux d’aménagement et de bitumage de l’avenue de l’insurrection populaire au secteur 17 (quartier Sarfalao).

Si par ces réalisations, Roch et le MPP peuvent se venter d’avoir posé des actions de développement à Bobo-Dioulasso, il n’en demeure pas moins que les attentes des populations restent nombreuses. Et la principale demeure le désenclavement des secteurs périphériques de la ville car Bobo-Dioulasso, c’est sept (07) arrondissements, trente-trois (33) secteurs et trente-six (36) villages rattachés.

Et les quelques kilomètres de bitume au centre ville, quand bien-même important, ne sauraient étancher la soif des bobolais de voir leur ville devenir une capitale économique à l’image de certaines de la sous-région.

En attendant le pouvoir central, les leaders surtout politiques de Bobo-Dioulasso gagneraient à taire leurs divergences et fédérer leurs énergies pour peser dans la balance afin de faire bouger les lignes.

Sinon Bobo-Dioulasso, capitale économique, capitale culturelle, ville sportive, ville verte du Burkina Faso, mérite mieux que le visage qu’elle présente !

Jack Koné

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