Commercialisation de la noix brute de cajou au Burkina : Bientôt un mécanisme pour sécuriser les prix

Dans la matinée de ce vendredi 06 mai 2022, s’est ouvert à Bobo-Dioulasso, l’atelier de validation du rapport provisoire de l’étude d’élaboration d’un mécanisme de fixation du prix de la noix de cajou, adossé à un fonds de lissage (une sorte de fonds de soutien). L’objectif de la mise en place de ce nouveau mécanisme est de garantir un prix minimum aux producteurs et cela de manière durable. L’ouverture de cet atelier de validation qui se poursuit jusqu’au 07 mai, a eu lieu en présence des premiers responsables du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA)  et des représentants de tous les maillons de la filière anacarde.

Sécuriser le prix de la noix brute de cajou est l’objectif visé par cette étude d’élaboration de mécanisme de fixation de prix dont la validation est en cours à Bobo-Dioulasso. Le conseil burkinabè de l’anacarde (CBA) veut, à travers cette étude, atténuer les effets pervers de la volatilité des prix de la noix de cajou. Et la technique adoptée est la mise en place d’un fonds de lissage (sorte de fonds de soutien) qui sera chargé de la stabilité des prix. Toute chose qui permettra de garantir aux producteurs un prix minimum.

Une vue des participants à l’atelier

Ainsi l’étude qui prépare le terrain à ce nouveau mécanisme de fixation du prix de la noix brute de cajou, devra faire une analyse comparative entre le processus actuel de fixation du prix d’achat existant au Burkina Faso, dans la sous-région et à l’internationale. Aussi, il sera déterminé dans le rapport de l’étude, une adéquation entre les prélèvements et le fonds de lissage ; le mode de fonctionnement du fonds de lissage ; le mode de déclenchement du paiement d’un prix d’achat complémentaire aux producteurs ; les conditions de réussite du mécanisme de fixation des prix et du fonds de lissage et autres.

Directeur général du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA), Joseph Zerbo a, dans son allocution d’ouverture de l’atelier, salué la mobilisation massive des différents acteurs de la filière autour du développement durable du secteur. Selon lui, il reste à participer activement aux échanges avec des propositions pertinentes pour un nouveau mécanisme performant de fixation de prix en vue de booster la production et permettre aux producteurs d’anacarde de profiter convenablement des retombées de la filière.

Directeur général du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA), Joseph Zerbo

En rappel, le Conseil burkinabè d’anacarde (CBA) a été créé le 09 mai 2019 pour organiser la filière de l’anacarde au Burkina Faso. Ses missions sont entre autres la régulation, le suivi et le développement des activités de la filière. Ainsi dans le cadre de sa mission de régulation, le CBA a commandité plusieurs études depuis sa création et ce, dans le but de prendre en compte les besoins individuels et collectifs des acteurs de la chaine. Cet intérêt pour la filière réside dans le fait qu’elle occupe plus de 45 000 ménages dans le maillon production, garantit plus de 11 000 emplois dans le maillon transformation et emploie plus de 10 000 personnes dans le maillon commercialisation.

Abdoulaye Tiénon

Abonnez-vous à notre newsletter
Entrez votre e-mail pour recevoir un récapitulatif quotidien de nos meilleures publications.
Copy link
Powered by Social Snap