Circulation à Bobo : Le massacre des gros porteurs, vite une solution !

La circulation des gros porteurs dans la ville en pleine journée est de nature à compromettre les efforts de sécurité routière à l’intérieur de la ville de Bobo-Dioulasso. Ces véhicules ont régulièrement fait des dégâts parfois mortels.  Aujourd’hui, la question de régulation de la circulation se pose avec acuité.

Il est devenu courant de voir des véhicules gros porteurs, notamment les camions bennes, impliqués dans des accidents à l’intérieur de la ville de Bobo-Dioulasso.

A l’analyse superficielle, l’on pourrait se dire que grande ville rime parfois avec accidents de circulation. Mais le cas de la ville de Sya a une connotation particulière.

un gros porteur impliqué dans un accident de la circulation à Bobo

Les gros porteurs, surtout les bennes à sables, sont connus pour leurs accidents fréquents, pour défaut de freinage ou par indélicatesse des conducteurs. Et ces accidents pour la plupart sont mortels.

En effet, le 13 avril 2021 dans la matinée, 5 balayeuses de la ville rentraient chez elles après leur service. Elles ont été percutées par un camion au niveau du rond-point de la nation. Grièvement blessée, l’une des victimes a succombé quelques temps après son admission à l’hôpital.

Au constat, le véhicule qui a entraîné l’accident avait un problème de freinage. Le 10 octobre 2021, un camion benne et un tricycle transportant des personnes entrent en collision sur l’avenue de l’Union européenne.

Cet accident a fait deux victimes décédées et 12 blessés. Tout comme le précédent, lui aussi a eu son origine dans un problème de freinage. Ces deux (02) cas d’accidents avec plusieurs victimes ne sont qu’un échantillon de ces genres de drames impliquant des véhicules poids lourd.

Le premier feu tricolore du Boulevard de la Révolution, venant de la place de la femme communément appelé « feu de Bindougousso », est un lieu qui tient le record en matière d’accidents créés par des camions. A cet endroit, les drames de ce genre sont innombrables car parfois des camions en arrivent à persécuter mortellement des usagers stoppés au feu rouge.

Les populations s’indignent

Une situation qui est aujourd’hui dangereuse et embarrassante pour les populations qui se demandent ce que la municipalité fait pour sécurité davantage la circulation dans la ville.

Gérant de maquis, Inoussa Blegna est peiné et inquiet du phénomène qui dure depuis plusieurs années sans solution. 《En plus de créer des bouchons dans la circulation, les gros porteurs provoquent des accidents mortels. On se demande souvent jusqu’à quand cela va continuer et jusqu’à quand des gens innocents vont continuer à mourir. Une personne peut se lever le matin pour vaquer à ses occupations, sans savoir qu’il se fera écraser par un camion avant la tombée de la nuit», s’interroge ce jeune d’un ton calme qui camoufle mal sa colère.

Pour lui, l’incompréhension est totale quand on voit ces véhicules qui continuent de traverser la ville en pleine journée sans aucune mesure de restriction.

“Règlementer la circulation des gros porteurs….

Ce gros porteur a fauché la vie à une balayeuse de rue à Bobo

Plus loin, Moussa Tiemtoré, agent de la fonction publique, souhaite que les autorités locales emboîtent les pas à la ville de Ouagadougou en la matière afin d’éviter les morts créés par les camions à Bobo : « Il y a deux ou trois ans de cela, suite à un déferlement d’accidents mortels à Ouagadougou, des citoyens ont fait une marche pour exiger la non circulation des camions. Suite à cela, une décision municipale a été en effet votée pour interdire la circulation de ces engins à des heures de pointe. Lorsque la ville de Sya à son tour a voulu rentrer dans la même dynamique que celle de Ouaga, cela a soulevé la colère de beaucoup de chauffeurs qui ont même voulu faire une marche. Je pense qu’il faut qu’on aille jusqu’au bout, car, on a baissé les bras trop vite. La décision interdisant la circulation des engins lourds dans la journée ne peut pas être appliquée uniquement qu’à Ouagadougou, pendant que chaque jour on voit nos frères, nos amis et parents mourir ici à Bobo par la faute de ces camions qui traversent la ville en pleine journée. C’est peut-être ce qui leur permet de vivre, mais des gens innocents meurent également. C’est ça la réalité ».

« On doit juste trouver un terrain d’entente pour que le sang arrête de couler. Et c’est valable également pour les véhicules de transport en commun», recommande Moussa Tiemtoré.

La réaction de ces citoyens face à ces drames quotidiens est le ressenti de plusieurs bobolais dont les esprits sont taraudés par cette situation qui fait de nombreuses victimes par an.

Linda Maïssar Gueye/ Stagiaire (Ouest-info.net)

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