CHU de Bobo : pas de budget pour la prise en charge des victimes des attaques terroristes

Blessée lors de l’attaque terroriste de la brigade de gendarmerie de Yendéré dans les Cascades dans la matinée du 30 mars 2019, Barakissa Bitié, âgée de 19 ans a reçu une balle à la jambe droite. Admise au centre hospitalier universitaire Sourou Sanou de Bobo-Dioulasso (CHUSS) où sa jambe lui a été amputée, la jeune dame a du mal à faire face aux frais médicaux. A l’hôpital, pas de budget pour la prise en charge de ces cas.

Alors qu’elle était en partance pour l’aventure en république de Côte d’Ivoire, Barakissa Bitié a eu la malchance d’être au poste de contrôle au moment de l’attaque de la brigade. Sauve, elle a tout même reçu une balle à la jambe droite.

Comme elle, les blessés ont d’abord été évacués à Nyangologo puis à Banfora où les cellules sociales s’en occupaient, avant que 3 des cas (dont la jeune dame), jugés graves, ne soient admis au centre hospitalier universitaire Sourou Sanou de Bobo-Dioulasso. Dans ce centre de santé de référence, la cellule sociale n’aurait pas de budget pour la prise en charge de ces cas.

Il revient donc aux familles de supporter les frais médicaux des blessés. Contrairement aux 2 autres qui ont pu regagner leurs domiciles, Barakissa Bitié est encore longé dans un lit au niveau des urgences du CHU de Bobo-Dioulasso, avec la jambe droite amputée, scrutant le plafond de la salle.

A la date du jeudi 11 avril 2019 (date de notre passage au CHU), dame Bitié devrait encore subir une 2ème intervention. Cependant, la famille étant déjà à environ 500 000fcfa de dépenses médicales, n’était plus à mesure de payer les frais de celle-ci. Un cri de cœur est donc lancé par la famille non seulement au gouvernement mais aussi aux personnes de bonnes volontés pour leur venir en aide.

2 jours après leur évacuation du CHU de Bobo-Dioulasso, les blessés selon la jeune dame, avaient reçu la visite du chef de brigade de la gendarmerie de Banfora qui leur avait selon elle, promis une visite gouvernementale. Depuis lors, rien !

A.K Sanon (stagiaire)

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