Changement climatique : Les acteurs du projet CaSSECS réfléchissent sur les possibilités de s’y adapter

Dans la matinée de ce lundi 14 mars 2022, le directeur général de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (INERA), Dr Hamidou Traoré, a présidé l’ouverture des travaux de la 2ème réunion annuelle du projet Séquestration de carbone et émissions de gaz à effet de serre dans les écosystèmes agro sylvo pastoraux des Etats du CILSS (CaSSECS). Cette session se tient du 14 au 17 mars 2022 au Centre Muraz de Bobo-Dioulasso. Le projet CaSSECS est  financé par l’Union Européenne et regroupe 18 partenaires dont des pays sahéliens et des pays du Nord.

Faire le point de l’état de mise en œuvre du projet dans les différents pays afin de permettre aux participants d’apprécier les progrès réalisés par les différentes équipes et faire des recommandations et des suggestions pour l’atteinte des objectifs du projet. Tel est l’objectif visé à travers la tenue de cette 2ème réunion annuelle du projet CaSSECS.

Le projet CaSSECS vise à améliorer l’évaluation du bilan carbone des écosystèmes agro- sylvo- pastoraux sahéliens afin de mieux quantifier leurs impacts sur le changement climatique.

Selon son coordonnateur, Dr El Hadji Traoré, ce projet regroupe 18 partenaires et est mis en œuvre dans trois pays du Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) notamment le Sénégal, le Burkina Faso et le Niger. Au Burkina Faso, le projet est mis en œuvre par l’INERA en collaboration avec le CIRDES, le RECOPA et le CIRAD.

Le coordonnateur a indiqué que le CaSSECS ambitionne d’étudier le bilan carbone dans l’élevage des ruminants dans les pays du CILSS. Le docteur pense que le changement climatique est aujourd’hui patent. « Il nous faut comprendre ce qui se passe et être résilients. On a l’habitude de dire que les dinosaures ont disparu parce qu’ils n’ont pas pu s’adapter. Nous les Hommes, on voudrait rester longtemps, donc il faut qu’on s’adapte. Nous n’avons pas les moyens pour arrêter le changement climatique, mais nous avons les moyens et les connaissances pour nous adapter, être résilients et présents même si les choses changent », a laissé entendre le coordonnateur du CaSSECS.

Pour ce qui est du bilan carbone avec les gaz à effet de serre, Dr El Hadji Traoré estime que les ruminants sont considérés à tort ou à raison comme étant de grands pollueurs. Selon lui, il s’agira, à travers des études, de savoir si leur bilan carbone est négatif ou positif.

Il a rappelé que le projet est multiplexe avec des éleveurs et des agriculteurs de sorte à ce que chacun puisse apporter sa connaissance pour avoir des éléments très sûrs pour préciser la contribution de l’élevage dans le bilan carbone et permettre à l’Etat de mieux apprécier cette contribution.

Pour le directeur de l’INERA le Dr Hamidou Traoré, au Sahel l’élevage et l’agriculture sont les secteurs les plus touchés par le changement climatique du fait de leur forte dépendance au climat. Il a signifié que c’est dans le but de pallier les insuffisances dans les secteurs de l’élevage et de l’agropastoral que le projet CaSSECS a été conçu.

Lassina Diarra/Ouest-info.net

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