CGD : une conférence publique à Bobo sur la bonne gouvernance au Burkina

Ce samedi 19 décembre 2020, le centre pour la gouvernance démocratique au Burkina (CGD) en partenariat avec l’ASCE et la cour des comptes a organisé une conférence publique à la maison de la culture de Bobo-Dioulasso sous le thème « rédévabilité et transparence dans la gestion des finances publiques au Burkina ». Il s’agit pour le CGD d’éclairer l’opinion publique sur la question de la rédévabilité et de la transparence dans la gestion des finances publiques. La conférence a été animée par Luc Marius Ibriga de l’ASCE et Philippe Nion de la cour des comptes.

Faire en sorte que les citoyens aient la bonne information sur les règles et les principes relatifs à la gestion et à la rédévabilité en matière de finances publiques. Tel est le but visé par le CGD en initiant cette conférence publique.

Selon le chargé de programme du CGD, Asseghna Anselme Somda, les finances publiques, c’est de l’argent qui appartient au peuple et il va de soi que ce peuple soit informé sur tout ce qui est mécanisme de gestion, de suivi et de contrôle desdites ressources.

Il regrette le fait que le domaine des finances publiques ne soit pas assez connu du public pourtant, dit-il « il s’agit du grenier public où chacun est contribuable. Ce sont ces ressources qui sont utilisées pour promouvoir le développement et mettre en place les politiques publiques ».

Luc Marius Ibriga au cours de la conférence

Selon le co-conférencier Luc Marius Ibriga, la communication consiste à attirer l’attention de la jeunesse sur la question de la rédévabilité et de mettre le doigt sur la responsabilité des leaders d’opinion dans leur capacité à montrer le bon chemin à la jeunesse. Il fait savoir que l’ASCE a un pouvoir de réquisition avec bien sûr des limites à ne pas franchir.

Il s’agit par exemple des questions de secret de délibération des juges et du secret défense de l’armée. Mais face aux exigences de plus en plus pointues des citoyens en matière de gestion de deniers publics, il lui paraît pertinent de trouver des mécanismes pour lever un coin de voile sur certains de ces aspects afin d’éviter certaines situations. « Avec le ministère de la défense et l’armée, il va falloir s’accorder sur la notion de secret défense afin d’éviter des situations où l’argent public peut être utilisé sans qu’il n’y ait de contrôle » à suggéré Luc Marius Ibriga au cours de la conférence.

Notons que cette conférence a été saluée à sa juste valeur par les participants qui voient dans l’initiative une volonté de renouer une certaine confiance entre gouvernants et gouvernés.

LD

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