Centre Muraz de Bobo: des agents en sit-in pour réclamer leurs primes de recherche

Le comité CGTB du centre Muraz a observé un sit-in ce mercredi 29 juillet 2020. L’objectif de ce mouvement d’humeur est de revendiquer le payement de leurs primes liées au contrat de recherche du premier semestre de l’année 2020.

« L’Institut National de Santé Publique est un échec; plan de carrière=0; on nous a menti ; non à la gestion familiale du centre Muraz ; appel à candidature pour le recrutement d’un DG à l’INSP/centre Muraz ; nos primes ne doivent pas servir à louer des bâtiments ; non au mouta-mouta, au clientélisme sur les contrats de recherche”. C’est autant de slogans hostiles aux responsables de l’INSP que l’on pouvait lire sur des pancartes ce jour au centre Muraz où des agents tenaient leur sit-in pour reclamer leurs primes.

Selon le secrétaire général du comité CGTB du centre Muraz, Mamoudou Ouédraogo a signifié que le centre est en train d’être désorienté par le directeur général de l’institut national de santé publique (INSP). « Le motif du sit-in est la question de primes liées au contrat de recherche international qui est remise en cause par le directeur général de l’INSP » a-t-il justifié avant de préciser que ces primes en question ont fait l’objet d’un arrêté conjoint du ministère de la santé et du ministère de la recherche.

Il soutient que ces primes qui ont été obtenues en 2015 sont spécifiques aux centres de recherche dont le centre Muraz est un principal acteur.

Mamoudou Ouédraogo regrette cependant que le directeur général de l’INSP prenne une décision qui remette en cause les acquis des agents au niveau du centre Muraz pendant que la pratique est en cours dans les autres centres de recherche.

C’est pourquoi, le comité CGTB du centre Muraz souhaite que le DG de l’INSP donne des instructions pour que leurs primes soient payées.

Toutefois, Mamoudou Ouédraogo a prévenu les mis en cause. « C’est un mouvement d’avertissement. Nous voulons interpeller les premiers responsables car nous savons l’impact de ce mouvement sur les usagers. Si on nous oblige à aller au-delà, nous le ferons pour revendiquer ce qui nous revient de droit et préserver le minimum pour Bobo-Dioulasso », a conclu Mamoudou Ouédraogo.

LD

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