Cathédrale de Ouagadougou: un musée pour la valorisation du patrimoine historique

                          Les conférenciers

Dans la dynamique de la biennale du cinéma africain, le diocèse de Ouagadougou veut célébrer la mémoire avec le lancement officiel du projet de création du Musée diocésain de Ouagadougou. A cet effet, les initiateurs ont tenu une conférence de presse ce jeudi 28 février 2019 à Ouagadougou pour décliner les enjeux de ce musée.

Désireux d’assurer la protection et la valorisation du patrimoine historique, artistique et culturel de l’église à Ouagadougou, le Cardinal Philippe Ouédraogo a voulu, ces dernières années, engager toute la famille diocésaine dans un vaste processus de redécouverte, d’appropriation et de valorisation de son passé.

C’est pour relever ce défi du devoir de la mémoire qu’il a vu la création d’un musée  qui nourrit bien l’ambition de devenir l’une des vitrines de l’histoire de notre pays ainsi que celle de son évangélisation.

                L’initiateur du projet

En 2025, l’église au Burkina Faso fêtera ses 125 ans d’existence. Témoin ou actrice de l’histoire de notre pays, l’Eglise au Burkina et à Ouagadougou regorge d’énormes potentialités historiques, culturelles et religieuses. Toute cette richesse demande à être conservée et protégée pour la postérité.

D’où, le projet de création de ce Musée qui répond à cet impératif, selon l’initiateur, Monseigneur Léopold médard Ouédraogo. Cette initiative, explique-t-il, traduit cette volonté de l’église de participer à ce désir commun de tirer meilleure partie du passé: passé des bâtisseurs de l’histoire dont nous sommes les héritiers; passé de nos ainés qui est bien loin d’avoir épuisé sa force d’inspiration.

Ce musée, dont le coût estimatif prévisionnel de la première phase s’élève à 20 millions de francs Cfa, aura comme missions de collecter, conserver et diffuser les témoins matériels et immatériels d’importance religieuse scientifique, culturelle ethnographique et artistique pour la communauté chrétienne catholique de l’Archidiocèse de Ouagadougou, de l’église famille de Dieu au Burkina et pour la société toute entière.

Aussi, il aura pour missions de mettre à la disposition de toute personne en quête du savoir, un fonds documentaire spécialisé pour les études et la recherche, de veiller à la mise en valeur de ses collections par des expositions permanentes, temporaires ou itinérantes et la transmission de cet héritage aux générations futures, entre autres.

Par ailleurs, le musée abritera les collections liées à la naissance du christianisme au Burkina Faso, les collections d’objets d’arts de la vie et l’œuvre des pionniers, les collections d’objets des premiers missionnaires, les premiers moyens de locomotion des agents pastoraux, entre autres.

Des objets de ce genre seront dans le musée

Pour ce qui est du site du projet, aux dires de l’initiateur, c’est la Résidence Thévenoud qui a été désignée. Ce bâtiment, construit en 1947, aux couleurs et à l’architecture bien caractéristique est lui-même un monument historique, symbolique, touristique et muséal. Ancien palais épiscopal de monseigneur Joanny Thévenoud, premier vicaire apostolique de Ouagadougou, bâtisseur de l’église au Burkina Faso, situé dans une zone de forte affluence à côté de l’église Cathédrale, des chapelles d’adoration et de réconciliation et enfin à côté de la grotte et du collège Charles Lavigérie, le musée s’insérera dans un circuit qui alliera « intelligemment » prière et détente, quête de l’âme et de l’esprit.

Déborah Alixe Tanly/Sawadogo, membre du comité de réflexion et de suivi a fait savoir que le musée est ouvert à toutes les confessions religieuses confondues pour un prix de 500francs Cfa pour les nationaux et de 2000fancs Cfa pour les étrangers. Pour ce qui est des étudiants et des enfants, le prix sera étudié, a-t-elle souligné.

A noter que le vernissage de l’exposition et l’ouverture du musée est prévu pour décembre de l’année en cours. Un appel a été lancé à toutes bonnes volontés qui travaillent à la valorisation du patrimoine de soutenir ce projet qui contribuera à restaurer «notre mémoire commune».

Wendlasida Savadogo, correspondant à Ouaga

 

 

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