Bobo : L’université Nazi BONI répond à l’association des étudiants burkinabé en France

Ceci est une réponse de l’université Nazi BONI de Bobo-Dioulasso à l’association des étudiants burkinabè en France qui, dans une de ses publications, a pris fait et cause pour les étudiants de cette université dans le cadre des derniers évènements qui s’y sont produits.

Bonsoir au Comité Exécutif.

Nous avons lu avec un très intérêt votre déclaration de soutien aux étudiants de Nazi BONI en quête de meilleures conditions d’études et de vie. Nous pensons qu’à ce niveau, l’honnêteté intellectuelle et le sens de la probité feront dire à nos étudiants que l’administration du Professeur Samdpawindé Macaire OUEDRAOGO a toujours fait de l’excellence son cheval de bataille depuis sa prise de fonction. Sans l’exalter, l’UNB a vu en moins de trois ans sa capacité d’accueil accroître considérablement, les offres de formations professionalisantes augmentées, une gouvernance administrative très ouverte à tel point que le Président de l’UNB n’a même plus d’agenda des audiences. Il reçoit tous les jours en audience, il écoute tous ceux qui le souhaitent. En termes de dialogue, on peut tout reprocher au Président Macaire S. OUERRAOGO, sauf l’absence du dialogue.

Nous avons également admiré la courtoisie avec laquelle vous avez traité les autorités administratives de l’UNB et du niveau central dans votre appréciation des faits des 13 et 14 janvier 2022, car vous n’avez pas manqué à l’esprit patriotique qui exige des citoyens respects mutuels, courtoisie à l’endroit des autorités du pays.

Mais, qu’à cela ne tienne, si vous le désirez bien, nous pouvons vous certifier que les événements de ces deux dates ne font que constituer le paroxysme d’une série de manifestations ponctuées de plusieurs épisodes, dont nous vous présentons brièvement le déroulé.

Épisode 1 : Moubarak YODA, délégué élu du Master Nutrition en UFR/SVT (ST) et l’administration de l’UNB.

Moubarak a demandé une audience au Président pour un problème de Master. Une fois l’audience accordée, l’agenda chargé à la dernière minute a contraint le Président à le référer au Vice-président en charge des Enseignements.

Après entretien, le Vice-président a estimé que la présence du Directeur de l’UFR, du coordonnateur du Master était nécessaire. Ainsi la rencontre devrait être reprogrammée. Ce qui a été arrêté.

Épisode 2 : Moubarak a réintroduit une autre audience, via mail, pendant un week-end auprès du Président l’UNB.

A la date de l’audience, pendant que le Président attendait le Délégué du Master, Moubarak bien sûr, on apprend qu’il a improvisé une marche avec un groupe d’étudiants vers la Présidence.

Le Président a demandé la sécurité pour la protection des personnes et des biens du Centre de Formation et de Recherche où se trouve la Présidence. Le Président a rencontré les leaders et les a écoutés. Il ne s’agissait plus du Master, mais du décrochage que le groupe conteste.

C’est ainsi que le Président leur a demandé de revenir le voir plus tard pour l’examen des difficultés. Les forces de l’ordre ont alors demandé aux manifestants de se disperser, début du premier bras musclés.

Épisode 3 : Violences dans l’UFR SVT et à l’INSSA.

Ce fut le début de violences que le groupe a commencé à exercer sur les étudiants qui font cours et devoirs. Les étudiants et les professeurs qui font les cours sont chassés des amphis et des salles de classe, des violences par armes blanches et contondant étaient faites sur les étudiants, les enseignants ont été outragés, humiliés avec retrait de leurs supports pédagogiques, interruption du matériel audiovisuel, vol de micros baladeurs et de télécommandes afin d’empêcher le déroulement des activités académiques, des biens publics, actes de désinvoltures, de vandalisme, avec récupération et destruction  des copies d’évaluation.

Refus total de dialogue car estimant que le Président va estomper le mouvement, alors ne sommes-nous pas en droit de nous demander de quel mouvement il s’agit ? Si ces actions visaient le bien-être des étudiants, qui serait plus indiqué à les écouter ?

C’est bien le premier responsable de l’institution. cela laisse entrevoir visiblement que ces actions qui violent les franchises universitaires pour lesquelles ils semblent ne pas se reconnaitre, le non-respect des textes réglementaires et statutaires pour la bonne gouvernance de l’UNB, laisse entrevoir des visages cachés mécontents des performances de l’UNB qui est classée parmi les meilleures universités publiques performantes au Burkina Faso; qui dans leur volonté de déstabilisation de la chère patrie, jette un dévolu sur Nazi BONI afin de faire de la récupération des étudiants pour satisfaire des intérêts inavoués et personnels.

Qu’à cela ne tienne, en tant que premier responsable de cette institution, le Président se doit, légitimement nous l’estimons, dans ces conditions d’empêcher l’atteinte à l’intégrité physique et morale des enseignants, des étudiants, d’empêcher la destruction du bien public et d’assurer la continuité des activités académiques au profit des étudiants qui veulent poursuivre les cours. 

Ainsi le décret 2015-1336/PRES-TRANS/PM/MESS/MRSI/MS/MEF/MATD/MFPTSS relatif aux franchises universitaires, à son article 22, précise que le premier responsable de l’institution peut faire appel aux forces de l’ordre pour assurer la protection des biens de l’institution, la vie et des libertés individuelles et collectives des personnels de l’institution, des étudiants et des biens publics.

Ce fut le début de la présence des forces de l’ordre sur l’espace universitaire pour sécuriser les étudiants et les enseignants qui font cours. Nous restons convaincus que vous poseriez exactement les mêmes actes de protection si vous étiez dans les mêmes situations. Alors nous vous exhortons à manifester votre esprit empathique.

 Entre parenthèses, vous résidez dans un État de droits, la France comme nous le sommes également au Burkina Faso. Dans un tel cadre démocratique, la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. Si les uns empêchent les autres de jouir de leur liberté, la loi doit permettre le respect de l’équité pour tous.

Épisode 4 : Du Conseil de discipline.

Ces différents actes de troubles de l’ordre sur les sites de l’UNB ont justifié la comparution des Leaders des troubles en Conseil de discipline restreint. Effectivement, le jour du Conseil restreint, les étudiants convoqués se sont présentés. Mais une fois installé, le conseil restreint a été interrompu par un groupe d’étudiants qui ont fait éruption dans la salle, intimant les camarades de sortir.

Les membres du conseil ont constaté les faits, et l’ont suspendu.

Un second Conseil restreint a été reprogrammé quelques jours après. Les intéressés ont refusé de comparaître. De ce Conseil est sorti l’acte d’exclusion motivé des quatre étudiants. Nous voulons rappeler que nul n’est au-dessus de la loi.

Or ce même jour, d’autres étudiants ont comparu en Conseil de discipline, mais aucun étudiant n’est intervenu pour eux. Visiblement le mouvement défend un groupe d’étudiants.

Épisode 5 : La naissance de la coalition.

À la suite de cet acte d’exclusion apparaît une coalition d’étudiants sous un couvert syndical et des délégués, c’est un acte de communication, nous répétons, un acte de communication.

La pseudo coalition a introduit une audience sans passer par le courrier. Néanmoins, le Président a donné une suite favorable à l’audience. Mais le matin de l’audience, pendant que le Président et l’administration des UFRs SVT et SEA attendaient, les représentants de la pseudo coalition ont refusé de prendre part en conditionnant leur participation à la réception d’une correspondance écrite. Ce qui était visiblement impossible car le courrier n’avait pas de référence. Nous avons négocié personnellement les représentants de prendre part à l’audience, n’aurions malheureusement perdu notre latin avec eux.

Épisode 6 : les événements des 13 et 14 janvier 2022.

Ladite assemblée générale qui est arrivée s’inscrivait dans un cadre illégal puisque l’article 7 du même décret 2015 relatif aux franchises universitaires autorise la tenue des assemblées générales des associations et organisations d’étudiants au sein de l’institution légalement reconnues par le ministère en charge des libertés publiques ; pour ce faire un récépissé de déclaration d’association doit être déposé.

A cette demande, ils ont répondu que l’UNIVERSITE NAZI BONI n’a pas de récépissé et qu’on leur présente son récépissé. Vous imaginez une lettre d’information de tenue d’assemblée générale avec la mention légale la Coalition avec 2 portes paroles ne précisant pas la structure légale d’appartenance ?  Ainsi fut interdite la ténue de cette assemblée, telle interdiction qui a conduit à un bras de fer ayant abouti à ces événements.

Ainsi, ces forces de l’ordre se sont vues attaquer par une catégorie d’étudiants qui détenaient de frondes, des bâtons ; des pierres. Pire ils se sont emparés d’un agent de police en civil qu’ils ont molesté à sang, récupérer son arme, ses 2 portables, ses cartes etc…

Comme si cela ne suffisait pas, ils l’ont emporté au sein de leur citée universitaire pour terminer. Face à ce mouvement de foule, et malgré l’implication du Directeur de la Citée qui s’est vouée à l’échec, les forces de l’ordre ont intervenu pour sauver la vie à ce dernier qui était sur la voie de succomber de ses blessures.

La libération de ce dernier n’a jamais été faite avec l’utilisation de munitions réelles. JAMAIS ! Nous le disons bien, JAMAIS ! Connaissez-vous bien l’impact d’une munition d’une arme militaire ? Nous n’allons pas nous inscrire dans des échanges sur les propos mensongers entretenus par certains étudiants et citoyens dont le dessein est le colportage de fakes news et de propos mensongers pour attirer l’attention de l’opinion publique. 

Parmi les 4 Blessés, aucun impact de BALLES REELLES n’a été observé. C’est du faux, des montages, des insinuations et conspirations pour déstabiliser. Mais l’atteinte de ces intérêts inavoués par des visages cachés « à l’ombre » ne passera pas, par Nazi BONI.

Quant aux conséquences, nous les tirons tous. La violence policière dont vous faites cas est survenue à la suite de la séquestration d’un policier par les manifestants.

Mais à affirmer des tirs à balles réelles sur les manifestants, C’EST du FAUX, nous disons que bien c’est du FAUX et de la DIFAMMATION contre la POLICE ! Et nous défions toute structure d’expertise qui viendrait à analyser les impacts des blessures que portent les étudiants hospitalisés. Nous parlons bien de ce que nous savons.

Aussi un spécialiste en balistique peut nous certifier de l’usage de balles réelles. Nous vous invitons à agrandir les photos des douilles que vous tenez, vous les observez de près, vous vous raviserez sans doute.

À la lecture des événements, nous nous sommes posé la question de savoir pour qui les étudiants luttent ? Pour Moubarak, délégué et ses compagnons ? Assurément.

Pour l’amélioration des conditions d’études ? Peut-être, et pour ça le Président a toujours prôné le dialogue. Nous pouvons vous certifier que toutes les administrations universitaires du Burkina en sont conscientes et que l’UNB est résolument la plus engagée sur ces questions avec les autorités du pays, d’où le décrochage qui est une des solutions. Nous vous rassurons de la foi du Président de l’UNB au dialogue, même dans la divergence des points de vue, il s’y inscrit.

Nous apprécions honnêtement votre acte et nous nous sentons le devoir de partager ces informations avec vous pour toutes fins utiles. Nous sommes désormais à votre écoute pour tout éclairage.

Le Service de Communication de l’UNB

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