Bobo-Dioulasso : ville morte !

Bobo-Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso, s’est réveillée dans une ambiance inhabituelle, ce samedi 27 novembre 2021.

En effet, les commerces, stations-services, restaurants, cafétérias, marchés et yarrs, sont clos. Les rues quant à elles, habituellement bondé de monde, sont pratiquement désertes. La raison, la manifestation de ce jour. Selon certains propriétaires ou gérants de commerce, c’est la peur de se faire piller qui a amené les uns et les autres à préférer la fermeture de leur gagne-pain, « quitte à reprendre demain ou après-demain ».

Assis devant sa boutique contemplant l’horizon, ce commerçant qui dit vivre au jour le jour, regrette la situation. « C’est déplorable. Déjà qu’on peine à joindre les deux bouts, s’il faut encore passer toute une journée sans vendre, je me demande ce que nous qui vivons au jour le jour allons devenir. Mais mieux vaut ne pas vendre une journée que de se faire piller » indique-t-il.

De la marche, l’homme trouve cela inopportune. « Chez nous, on dit que quand la pluie vous bat, ne vous battez pas. Les terroristes nous endeuillent tous les jours. Au lieu de nous donner la main pour faire face à la situation, nous nous battons entre nous. A cette allure, il serait difficile qu’on vienne à bout du phénomène » dit-il.

Un avis que son voisin ne partage pas. Pour lui, la marche va « réveiller les autorités, surtout le président du Faso ».  « C’est vrai que la marche n’est pas la solution. Mais quand on a l’impression que ça dort du côté des dirigeants, il faut les secouer un peu pour qu’ils se réveillent » a-t-il indiqué avant de démarrer sa mobylette en direction de la place Tiéfo Amoro, lieu de rassemblement de la marche.

MB/Ouest-info.net

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