Bobo-Dioulasso : les recommandations d’une étude pour « sauver » le bassin du Kou

A l’issue de l’étude diagnostique de l’état des lieux du bassin du Kou menée par Eau Vive Internationale en Aout dernier, cette organisation a pu, à travers les conclusions de ladite étude, proposer des solutions à même de résoudre les difficultés auxquelles fait face ce bassin. Pour cela, il s’est tenu, à l’initiative du conseil régional des Hauts-Bassins, un atelier de validation de ces recommandations, le jeudi 22 octobre 2020, à Bobo- Dioulasso. Industriels, maraîchers, éleveurs et des représentants de la commune de Bobo, entre autres étaient réunis à cet effet.

Ces propositions de résorption des difficultés auxquelles fait face le bassin du Kou sont les bienvenues, à en croire les propos de Bayo Célestin Koussoubé, président du conseil régional des Hauts-Bassins. Car selon lui, « le bassin du Kou ne se porte pas bien ».

Le présidium à la cérémonie de restitution des travaux de l’étude

Pour remédier à cet état de fait, il importe, à entendre Kokou Sémanou, expert principal sur l’étude, de responsabiliser chacun, car ce bassin appartient à tous. « Quand je suis en amont du bassin, je dois penser à celui qui est en aval ». A-t-il suggéré.

Il faut également, selon l’expert, arriver à maitriser l’usage des pesticides par les maraîchers installés aux abords de ce cours d’eau, et surtout qu’il ne soit pas un déversoir pour les industriels, pour l’évacuation de leurs eaux usées.

A ce propos, il y va même de la santé des populations, car se référant aux propos de célestin Koussoubé, ce bassin est la principale source d’eau de la région des Hauts-Bassins, et particulièrement de la ville de Bobo-Dioulasso.

Pour Kokou Sémanou, la réussite de cette mission de sauvetage du bassin du Kou, repose en partie sur un travail d’équipe de toute la population.

A-K Etienne SANON

image_pdfEn PDFimage_printImprimer le contenu

Laisser un commentaire