Bobo-Dioulasso : les agents communaux s’insurgent contre l’application de l’IUTS

Les agents communaux de la ville de Bobo-Dioulasso, sous la bannière du synatra-ctb (syndicat national de travailleurs des collectivités territoriales du Burkina), se sont réunis en assemblée générale extraordinaire ce mardi 30 juin 2020 au secrétariat de la mairie de ladite ville. L’objectif de la tenue de cette assemblée, selon Lamine Passoulé, secrétaire général du synatra-ctb/Bobo, est d’échanger avec les membres, sur les préoccupations du moment.

Préoccupations avec en tête de liste, l’épineuse question de l’extension de l’IUTS sur les primes et indemnités des fonctionnaires de façon générale, et spécifiquement sur ceux des fonctionnaires des collectivités, car ces derniers viennent d’en faire les frais, à la fin de ce mois de juin, martèle Lamine Passoulé. « Nous avons eu la malchance de goûter au fruit amer de l’IUTS », d’après ses propos.

Mais dit-il qu’ils n’étaient pas sans savoir que les travailleurs des collectivités étaient concernés par cette mesure qui, à l’entendre, est abusée car selon ses affirmations, certains agents se sont vus déduire « jusqu’à 20.000fcfa » de leur salaire. Sur toute une carrière, la somme déduite est non négligeable, ajoute-t-il.

Lamine Passoulé a donc profité de cette assemblée générale pour interpeller les « camarades » du bureau national du synatra-ctb à s’organiser pour lutter contre cette mesure.

En plus de « l’annulation pur et simple de l’extension de l’IUTS sur les primes et indemnités des fonctionnaires des collectivités », la plateforme minimale à soumettre au bureau national du syndicat contenait également des points comme, « l’affiliation de tous les agents à la carfo ». Mais aussi « l’organisation d’un examen professionnel de reclassement des agents des collectivités » et « la prise en compte du volet protection social en faveur des agents retraites… » entre autres.

La plateforme revendicative, soutient Lamine Passoulé, sera déposée auprès de l’autorité communale afin d’entamer les négociations et si nécessaire organiser des mouvements de contestations.

Notons cependant que parmi les agents communaux dont on fait cas, se trouve les policiers municipaux qui, rappelons-le, sont en mouvement d’humeur depuis un bout de temps, en n’assurant que le service minimum.

Abdoul-Karim E. Sanon

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