Bobo-Dioulasso : le village de Ouolonkoto a désormais un CEG

Le village de Ouolonkoto, situé dans l’arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso a désormais un collègue d’enseignement général (CEG). L’infrastructure a été officiellement inaugurée ce samedi 12 décembre 2020 par le maire de l’arrondissement 7, Herman Sirima.

Fruit de la collaboration entre le conseil municipal de l’arrondissement 7 et les associations « village débout » et « Kouroudia », ce CEG est composé d’un bâtiment de 3 classes et d’un bureau, le tout équipé de tables bancs.

Cette infrastructure, à en croire les populations du village, vient ainsi mettre fin au calvaire de leurs enfants qui, après l’obtention du CEP, étaient obligés de quitter le village en direction de Bobo-Dioulasso pour la suite de leur cursus scolaire. Ce qui n’est souvent pas sans conséquence car par « manque de moyens de leurs parents pour les envoyer en ville, nombreux sont les enfants qui abandonnaient après le CEP ».

Avec l’ouverture de ce CEG dont la première promotion (2020-2021) compte 45 élèves, c’est un ouf de soulagement pour non seulement les parents d’élèves mais aussi pour les autorités provinciales sen charge de l’éducation. « L’ouverture de ce CEG faisait parti de nos préoccupations majeures. C’était un rêve devenu aujourd’hui une réalité. Et nous remercions tous ceux qui ont mis la main à la pâte pour que ce joyau voit le jour », ont laissé entendre les parents.

Et le directeur provincial en charge des enseignements post-primaire et secondaire du Houet de renchérir : « l’objectif du gouvernement est de rapprocher les écoles des apprenants ».

Premier responsable de l’arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso dont relève le village de Ouolonkoto, le maire Herman Sirima n’a pas manqué de saluer les associations (village débout et Kouroudia) dont le concours a contribué  à la réalisation de cette infrastructure.

Conscient que ce CEG contribuera à amoindrir les charges des parents qui verront désormais leurs enfants poursuivre leurs études jusqu’à l’obtention du BEPC sans quitter le village, Herman Sirima pense qu’il faut désormais passer à une autre étape. Faire en sorte que ce CEG devienne un  lycée afin que les enfants du village aillent jusqu’au Bac sans quitter le village. C’est possible si et seulement si, tous les acteurs se donnent la main car, rappelle-t-il que l’union fait la force.

Manque d’enseignants, de terrain de football, de source d’eau potable sont entre  autres les difficultés soulevées par le tout premier directeur de ce CEG, Mady Zongo. Avec ses partenaires, le maire promet que des solutions seront progressivement trouvées à ces difficultés.

Jack Koné (ouest-info.net)

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