Bobo-Dioulasso : la question budgétaire au cœur d’une session de sensibilisation de l’AMBF

Il s’est tenu, les 21 et 22 septembre 2020 à Bobo-Dioulasso, une session d’information et de sensibilisation sur la publication et la communication des documents budgétaires. Elle est à l’initiative des communes à travers leur faîtière, l’AMBF (Association des Municipalités du Burkina Faso), avec l’accompagnement du PAGOF (Projet d’Appui aux Gouvernements Ouverts). L’objectif de cette session a été de renforcer les capacités des participants sur le fonctionnement et les procédures d’élaboration entre autres du budget.

Durant les 72heures dont a duré la présente session d’information et de sensibilisation, plusieurs communications ont fait l’objet d’échange entre les participants et les communicateurs. Parmi elles, on a celles sur le budget simplifié, ou budget du citoyen et le civisme fiscal.

Concernant le budget dit du citoyen, son établissement était opportun, à entendre le communicateur Moustapha Baga, spécialiste en finances publiques. Selon lui, il est revenu que le budget tel qu’élaboré aussi bien par les communes que par l’Etat est généralement assez complexe et destiné en priorité aux professionnels de la finance. D’où la nécessité de le simplifier afin de le mettre à la disposition des populations.

Le budget simplifié résume donc les principaux chiffres figurant dans le budget à travers lesquels le citoyen peut déterminer le mode de répartition des dépenses dans le financement des services publics, ainsi que les recettes provenant de diverses sources. Il permet à terme de faire participer activement le citoyen au processus budgétaire. Ce qui nous renvoie au civisme fiscal.

On entend par civisme fiscal le respect des obligations déclaratives et des obligations de paiement se traduisant par le dépôt dans les délais des déclarations par les contribuables et le paiement spontané de l’impôt dû. Il renvoie à l’idée d’un contribuable qui accomplit volontairement ses obligations fiscales.

Il permet notamment aux collectivités territoriales d’améliorer leur niveau de mobilisation de ressources propres, donc de disposer de moyens financiers pour jouer pleinement leur rôle.

Moustapha Baga, quant à lui, s’est dit très ravis du déroulement des échanges. Les participants, selon lui, ont été très intéressé par les thématiques développées, ce qui dénote, a-t-il ajouté, de l’intérêt qu’ils accordent aux questions budgétaires. Toute chose qui n’a pas été contesté par les participants, qui en plus n’ont pas manqué de remercier l’AMBF et le PAGOF pour la création de ce cadre d’échange.

Notons que les participants, au nombre de 35, étaient non seulement composés de représentant d’OSC, d’Associations et de médias, mais aussi d’élus locaux, de responsables coutumiers et religieux. Cette session devrait permettre à chacun, dans son domaine respectif, de jouer pleinement son rôle, quant à la question budgétaire, a souhaité Moustapha Baga.

En plus de Bobo-Dioulasso, ce sont 11 autres communes qui bénéficieront à terme de cette sensibilisation sur la publication et la communication des documents budgétaires.

Abdoul-Karim E. Sanon

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