Bobo-Dioulasso : des réfugiés sensibilisés sur les risques associés au travail dans le secteur informel

Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, le Haut Commissariat des Réfugiés (HCR) en collaboration avec l’ONG CREDO, a organisé ce jeudi 24 décembre 2020,  une séance de sensibilisation à Bobo-Dioulasso à l’endroit des personnes réfugiées de la ville.

C’est l’inspection du travail et de la protection sociale qui a été cooptée pour en parler avec ces  types particuliers de travailleurs que sont les réfugiés.

Pour mener la communication sur le sujet, deux spécialistes étaient face aux réfugiés. Il s’agit de l’inspecteur du travail Salifou Zongo et du contrôleur Xavier Bado. Le premier a assuré la traduction en dioula de la communication présentée par le deuxième.

Ils ont partagé avec ces réfugiés les vertus morales du travail qui stipulent que « le travail libère l’Homme où que le travail c’est l’ami de l’Homme ». Mais selon les communicateurs, cela n’est pas toujours le cas dans certains secteurs d’activités. Ils ont regretté le fait qu’il y a des cas où le travail peut-être une source de difficultés majeures.

Dans la plupart des pays en voie de développement, 80% des personnes sont dans le secteur informel ou la législation du travail n’est pas toujours respectée comme il se doit. Pourtant, ce secteur qui contribue pour 40% au produit intérieur brut (PIB),  est très mal organisé de l’avis des communicateurs.

Les réfugiés, même face à des situations difficiles de travail, sont souvent obligés d’accepter l’inacceptable au regard de leurs conditions de précarité et de vulnérabilité.

Les officiels à l’ouverture de l’atelier

L’inspection du travail et de la protection sociale se dit disponible à leur garantir leurs droits en cas de d’exploitation flagrante de la part de leur employeur.

Comme tout travailleur, les réfugiés employés dans une entreprise ont des droits et devoirs que tout employeur se doit de respecter. « Nous sommes venus les informer que malgré leur situation, ils ont des droits. Pour toute fin utile,  l’inspection du travail et de la protection sociale, se tient à leur disposition » les ont-ils informés.

Madame Caroline Soulama née Doli, la représentante de CREDO a salué le HCR pour cette communication qui permettra à coup sûr de décanter certaines situations entre le  travailleur réfugié et son patron. Elle les a exhortés à s’approprier cette communication afin de connaître leurs droits mais aussi leurs devoirs face aux patrons qui les emploient souvent dans des conditions « qui frisent l’esclavage ».

L’inspection du travail et de la protection sociale des Hauts-Bassins est située à l’hôtel administratif régional et se dit prête à se saisir de la façon professionnelle de tout conflit qui oppose un travailleur et son employeur.

Ben Idriss

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