Bitumage de l’avenue de l’insurrection populaire: les populations affectées dénoncent un déguerpissement « abusif »

Ce mercredi 3 juin 2020, des habitants du secteur 26 de Bobo-Dioulasso se sont réunis sur le chantier de bitumage de l’avenue de l’insurrection populaire de Bobo-Dioulasso. Objectif, manifester leur mécontentement face à un déguerpissement dont ils auraient été victimes par le fait des travaux de bitumage de l’avenue. Ces manifestants accusent le maire de l’arrondissement 5 d’être à l’origine de leur déguerpissement qu’il qualifie « d’abusif ».

Les habitants du secteur 26 de Bobo affectés par les travaux de bitumage de l’avenue de l’insurrection populaire sont sortis nombreux pour manifester leur mécontentement ce 3 juin. Ils ont une principale doléance. Celle de se voir accorder un délai raisonnable pour quitter les lieux.

Pour eux, ce délai n’est autre que celui qui leur permettra de se trouver des points de relogement surtout en ce début de saison pluvieuse. Roméo Tiao, habitant du secteur estime que certains habitats sont concernés par le déguerpissement alors qu’ils ne sont pas selon lui, dans l’aire du chantier.

Toute chose qu’il dit ne pas comprendre. ‹‹ En plus des habitats affectés, le maire de l’arrondissement 5 est venu indiquer d’autres habitats qui ne sont pas dans l’aire des travaux de l’avenue de l’insurrection populaire. Il a même sommé les propriétaires de ces maisons de quitter les lieux dans un bref délai alors qu’ils n’ont reçu ni de site d’accueil, ni d’accompagnement » a regretté Roméo Tiao.

Réméo Tiao, porte parole des manifestants

Ce dernier dit être surtout étonné de ces agissements qui sont opposés aux promesses du Haut-commissaire de la province du Houet qui les avait rassurés au cours d’une rencontre que des sites d’accueil seront disponibilisés avant que les populations affectées ne puissent bouger. ‹‹ Grande est notre surprise de voir que les bulldozers sont en train de casser les habitats des gens sans qu’ils ne sachent où aller. Nous ne refusons pas de partir. Nous n’empêchons pas l’entreprise de faire ses travaux. Nous voulons juste que les autorités sachent que nous n’avons pas les moyens pour nous reloger » a-t-il déploré.

A l’issue de ce mouvement, les habitants du secteur 26, entendent se mobiliser pour rencontrer le Haut-commissaire afin de lui soumettre leur doléance avec l’espoir d’avoir gain de cause. A défaut, ces populations mécontentes appellent les plus hautes autorités et les bonnes volontés à leur secours pour faire respecter leur droit au logement.

LD

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