Banwa: Marcher plus de 20 km dans l’eau, le tortueux parcours de candidats en route pour les concours directs

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Dans la province des Banwa, le manque d’infrastructures routières est une réalité palpable. Ainsi la saison des pluies est un calvaire pour les populations de cette localité quand elles veulent se déplacer. Des candidats en route pour les concours directs à Dédougou racontent leur galère.

La province des Banwa est connue comme une des capitales de mauvaises infrastructures routières. Ainsi, saison pluvieuse dans cette localité rime avec souffrance des populations. Et d’année en année la situation ne fait que s’empirer compte tenu du fait que rien n’est fait pour résoudre le problème malgré les jérémiades des populations locales.

Pour parcourir un tronçon de rien du tout, il faut du temps, de la détermination, du courage et surtout de la prudence. Parfois certaines urgences poussent des populations à se rendre à Bobo pour pouvoir ensuite rallier rapidement Dédougou.

Pour ceux qui n’ont pas le choix, c’est la croix et la bannière. Et c’est le cas de ces quatre (04) candidats du village de Poui dans les Banwa qui devraient rallier Dédougou pour les concours directs 2021.

« Quand je dois voyager en ces périodes, je passe des nuits blanches. La semaine passée, précisément le 08 août, je partais à Dédougou pour les concours directs avec trois (03) de mes camarades. Nous avons quitté notre village à 05h pour rallier Nouna à une cinquantaine de kilomètres. On a marché environ 20 km dans l’eau avec nos vélos. Et c’est vers 16h30 que nous sommes arrivés à Nouna. Tous les cars pour Dédougou étaient déjà partis et pourtant on devrait composer le lendemain à Dédougou. Vraiment on souffre car notre localité est enclavée. Il faut que les décideurs pensent à nous》a témoigné cet élève candidat aux concours directs 2021 visiblement remonté contre le mauvais état des routes dans les Banwa.

Ces quatre candidats qui ont mis plus de 10 heures pour parcourir une cinquantaine de kilomètres du fait du mauvais état du tronçon sont loin d’être les seuls de la localité à vivre cette situation qui est en passe d’être une mode dans l’ouest du Burkina.

Adama Dama/Nouna

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