Banque agricole du Faso: Enfin une réalité !

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a procédé au lancement officiel des activités de la Banque agricole du Faso (BADF), vendredi 29 mars 2019 à Ouagadougou. Par la même occasion, il y a ouvert un compte bancaire.

Au Burkina Faso, 15% des producteurs bénéficient de crédits bancaires. Afin de leur apporter de meilleures solutions à leurs besoins de financement, les autorités du Burkina Faso se sont engagées de manière résolue pour la création sur un modèle économique de la Banque agricole du Faso (BADF).

                                              La BADF, un capital de plus de 14 milliards fcfa

Avec pour objectif majeur de rendre les services financiers accessibles au plus grand nombre de Burkinabè en milieu rural comme en ville partout au Burkina Faso, la BADF est dotée d’un capital de 14 277 570 000 francs Cfa, détenu par l’Etat burkinabè et ses démembrements, des organisations professionnelles du monde rural, des entreprises privées du Burkina et de particuliers burkinabè.

La Banque agricole du Faso (BADF) est dédiée prioritairement au financement du secteur rural tout en restant ouverte aussi aux autres secteurs de l’économie nationale.

Déjà, la Banque africaine de développement (BAD) a accordé un financement de plus de 6,3 milliards au profit de la BADF pour permettre selon le président du conseil d’administration de la BADF, Sérémé, de mettre en place une assurance agricole en vue d’assurer le remboursement des crédits en cas de survenance de calamités naturelles et d’autre part un système de warrantage, par le financement des magasins, en vue de faciliter l’accès des petits producteurs au crédit.

                                  La vocation première de la BADF, financer le secteur agricole

Selon M. Sérémé, la BADF a pour vocation première d’être la banque de financement de l’agriculture au Burkina mais, elle se positionne aussi pour assurer sa rentabilité et sa pérennité comme une banque universelle moderne au service de tous les Burkinabè des campagnes et des villes.

En plus de l’agence siège déjà fonctionnelle à Ouagadougou depuis le 25 février 2019, il est prévu, à l’en croire, l’ouverture de deux autres agences respectivement à Bobo-Dioulasso en mai prochain et à Dédougou en septembre de l’année en cours.

Pour le chef de l’Etat Roch Kaboré, cette banque doit être un instrument important pour permettre aux paysans et aux éleveurs de pouvoir avoir des financements pour, non seulement s’équiper, mais également développer leurs activités. Il souhaite que la naissance de cette banque participe à augmenter le taux de bancarisation, surtout en milieu rural et espère que cette banque en se développant dans l’ensemble des provinces va créer la confiance qui permettra au monde rural de savoir que c’est leur instrument.

                                                 Satisfécit des acteurs du monde rural

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, autorité de tutelle technique de la BADF, a salué la volonté affichée du président du Faso de créer un modèle économique nouveau dédié au financement de l’agriculture. «Avec l’augmentation du nombre de banques, je suis convaincu que le taux de bancarisation qui se situe actuellement autour de 20% connaitra une hausse significative» espère-t-il.

Les représentant des parrains, Boureima Diallo, par ailleurs vice-président de la Confédération paysanne du Faso (CPF) et du monde rural, et le président de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB),Bihoun Bambou ont remercié le président du Faso pour cette banque qui sera d’un grand apport dans le développement des activités du monde rural.

En rappel, c’est une promesse du président du Faso Roch Kaboré qui avait pris l’engagement devant les producteurs lors des Journées nationales du paysan à Tenkodogo en 2016 et à Kaya en 2017 de faire de ce rêve des acteurs du monde rural, une réalité.

Wendlasida Savadogo, correspondant à Ouaga

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