Banfora : le ministre du commerce visite le laboratoire « Phytofla » et la Minoterie du Faso

Après Bobo-Dioulasso, le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré a poursuivit sa visite d’usines industrielles dans la région des Cascades. Ainsi, il a visité le laboratoire Phytofla du célèbre docteur Dakuyo et la Minoterie du Faso (Minofa) pour s’enquérir de l’état de fonctionnement de ces deux sociétés. C’était à Banfora, le 22 juin 2020.

« Bienvenu dans le laboratoire Phytofla de Banfora. Nous sommes très honorés de vous recevoir. Nous sommes installés ici depuis 1982 et c’est la première fois qu’un ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat nous rend visite ». C’est par ces mots du docteur Dakuyo que le ministre Harouna Kaboré a été accueilli dans le laboratoire Phytofla par son promoteur.

Ainsi, une visite guidée de la firme médicamenteuse locale a permis au ministre de se rendre compte du travail abattu dans ce laboratoire. Spécialisé dans la fabrication de produits à base de plantes principalement locales, le ministre a pu constater que c’est une soixantaine de produits issus de ce laboratoire qui est vendu sur le marché des médicaments au niveau national.

Le ministre Harouna Kaboré à l’écoute du Dr Dakuyo

De cette variété de produits, le promoteur fait savoir que 5 produits sont homologués par le ministère de la santé. Du haut de cet exploit, docteur Dakuyo est toujours à pieds d’œuvre avec ses équipes pour faires de nouvelles découvertes à base de plantes.

Pour ce faire, le spécialiste des produits médicamenteux naturels « made in Burkina » a besoin de plus d’espace. « Nous avons besoin d’un espace plus large car nous sommes coincés ici. Le site que nous occupons actuellement n’était pas fait pour ce que nous comptons y faire. Je viens d’acquérir un site dont nous sommes actuellement en phase de réalisation des infrastructures », a confié l’homme de la médecine naturelle à base de plantes.

En réponse à une question relative à la conquête du marché international docteur Dakuyo rassure. « Je produis des médicaments d’abord pour les burkinabè et ensuite pour l’espace Uemoa. Nous avons introduit certains de nos produits au niveau du Mali, du Niger et nous sommes en train d’introduire d’autres au niveau de la Côte d’Ivoire. Ma plus grande ambition, c’est de produire des médicaments pour l’espace Uemoa » a-t-il répondu avant de confier que pour la réalisation de cette ambition, il n’hésitera pas à solliciter l’accompagnement du ministère du commerce dont l’actuel ministre est son hôte du jour.

Ainsi, Harouna Kaboré a rassuré le passionné de la médecine naturelle que son ministère travaillera à créer les conditions nécessaires au développement de sa science.

Du laboratoire Phytofla, le ministre Kaboré s’est rendu à la Minoterie du Faso (Minofa) où il a visité l’usine. Là, le ministre palpe une autre réalité. Une usine de production de farine de blé et de maïs qui fonctionne partiellement. « La Minofa est une unité de transformation de matière premières locales. Mais aujourd’hui, on a seulement la partie production de farine de blé qui fonctionne. La partie maïserie est à l’arrêt depuis un bout de temps. On peut donc dire que la Minofa est aujourd’hui dans un fonctionnement de maintien, le temps d’une vraie rénovation. Et ce temps de rénovation est d’ailleurs arrivé avec la relance économique envisagée par l’Etat. Un travail est en train d’être fait avec bien sûr l’implication du secteur privé pour faire renaitre durablement la Minofa » a rassuré Harouna Kaboré.

Harouna Kaboré a rassuré les uns et les autres de l’engagement du gouvernement à accompagner pour le développement de leurs activités

Directeur général de la Minofa, Madani Barry s’est réjoui de la visite du ministre qui est, selon lui, venu toucher du doigt les réalités de la société.

Pour lui, la réhabilitation de la partie de l’usine en charge de la production de farine de maïs se fait attendre à leur niveau avec impatience car le fonctionnement de cette chaîne de production a besoin de matières premières locales qui existent en quantité suffisante.

Aussi, souligne-t-il, la mise en service de cette partie de l’usine facilitera la production d’aliments pour bétail dont la demande dépasse largement l’offre. Ce qui pourrait permettre selon Madani Barry de faire fonctionner l’usine de façon performante.

Abdoulaye Tiénon

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