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Lutte contre le terrorisme : La COPA ne veut plus de la France au Burkina Faso

La coalition des patriotes africains (COPA /BF) a tenu sa troisième conférence de presse ce jeudi 16 septembre 2021 à Bobo-Dioulasso. Objectif, lancer un appel à l’endroit du peuple burkinabè et du gouvernement pour des mesures plus adéquates à la situation sécuritaire.

Loin d’être une nécessité, sauver la patrie est un impératif. C’est dans cette optique que la coalition des patriotes africains (COPA/BF) a fait entendre sa voie. Au regard de la situation sécuritaire, la COPA/BF lance un appel à l’endroit du peuple burkinabè et du gouvernement pour un diagnostic sérieux de la problématique afin de trouver une solution définitive.

Cet appel s’articule principalement autour de 05 points.  La mise en lumière des différents accords cachés entre les occidentaux et le peuple burkinabè ; l’interdiction du passage des convois de l’armée française dans nos villes ; le boycott progressif des produits occidentaux surtout ceux de la France; la mise en garde des députés quant à la signature de la loi sur la mise en circulation de l’ECO et la réouverture immédiate des frontières sont les revendications que porte la coalition des patriotes africains.

« Pour lutter contre le terrorisme, il ne faut pas tout confier à la France », laisse entendre Roland Bayala, un des responsables de la structure. Pour lui, si la situation sécuritaire se détériore davantage c’est en partie à cause de la forte implication de la France dans les affaires du Burkina Faso.

« Nous vous recommandons vivement d’utiliser les capacités endogènes capables de vous aider à venir à bout de ce terrorisme. Nous sommes convaincus que le Burkina Faso et l’Afrique regorgent d’assez de talent et de cerveaux pour aider à combattre le terrorisme, faites leur appel » a- t-il lancé un appel au président du Faso.

Il faut noter que la COPA/BF est une fédération d’organisations de la société civile qui partagent les mêmes idées et poursuivant un objectif commun. A l’endroit de toutes les structures associatives, estudiantines et scolaires désirant faire partir de la grande famille COPA, les responsables disent les attendre à bras ouverts.

Esther Toé/Stagiaire (Ouest-info.net)




ENSOG: La 47ème promotion Prête à servir

Le vendredi 17 septembre 2021, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Clément Sawadogo représentant le premier ministre, a présidé la cérémonie de sortie de la 47ème promotion des élèves sous-officiers de l’école nationale des sous-officiers de Gendarmerie (ENSOG).

Au nombre de 748 dont 25 filles, cette 47ème promotion a été accueillie à l’ENSOG, le 11 octobre 2019. Au terme de deux (02) ans de formation, toute la promotion  a été jugée apte à renforcer les effectifs des forces armées nationales en général et de la Gendarmerie nationale en particulier.

Au cours de la formation, la promotion a perdu un des leurs. Deux ont été radiés pour indélicatesse.

Les officiels à la cérémonie de sortie de la 47ème promotion de l’ENSOG

Deux ans durant, la mission de l’ENSOG a été d’éduquer ces jeunes, de les instruire à partir des référentiels moraux, militaires, judiciaires et civiques qui épousent non seulement les réalités socio-culturelles de la nation. « Il s’est agi de former des militaires respectueux des droits humains et aptes à défendre l’intégrité du territoire national », a affirmé le Commandant de  l’ENSOG, Kitri Stéphane Séssouma, qui a profité de l’occasion pour évoquer les difficultés que l’école rencontre dans l’accomplissement de sa mission.

 «  Il a été particulièrement difficile de conduire la formation, car la caserne connait un manque criard d’eau. En effet, les corvées intempestives pour ravitailler le personnel ont quelque peu entravé l’exécution du programme d’activités. A titre d’exemple, il faut dédier chaque jour deux à trois heures de temps pour assurer le ravitaillement en eau de boisson au profit des élèves.

Au titre de la santé, tout le CECPGN ne dispose que d’une seule ambulance. Pourtant, en formation initiale, la transformation passe nécessairement par certaines activités physiques dont l’insuffisance des moyens d’évacuation entrave la programmation de ces activités.

Au plan pédagogique, l’insuffisance des moyens pédagogiques comme les GPS rend difficile l’apprentissage des élèves. Enfin, le parc automobile n’arrive plus à soutenir les activités pédagogiques du fait de l’insuffisance des moyens roulants.

Si des mesures urgentes ne sont pas prises, la qualité de la formation pourrait prendre un coup alors qu’au regard du contexte, la formation demeure la meilleure garantie de succès », a-t-il souligné.

Le port des épaulettes

Le représentant du premier ministre, le ministre d’Etat qui a baptisé la 47ème promotion, « Promotion patriotisme », a promis de rendre compte de toutes ces difficultés et a marqué son engagement pour leur résolution. C’est le président du Conseil constitutionnel qui a été désigné comme parrain de la 47ème promotion des élèves sous-officiers de l’ENSOG.

Il était représenté à la cérémonie par Docteur Zakaria Daboné. Ces élèves sous-officiers ont désormais sur les épaules des galons de Maréchal des logis. Par la voix de leur délégué, ils se sont engagés à répondre à l’appel du pays. « Nous devons le faire sans esprit de recul et surtout pour la patrie, la loi et l’honneur » a-t-il déclaré.

C’est par des démonstrations pratiques et défilé des désormais sous-officiers de la Gendarmerie nationale que la cérémonie a pris fin.

Ben Idriss Koné/Ouest-info.net




Zone agro-industrielle de Bama : Bientôt une réalité

Après la pose de la première pierre en 2007, juste après le lancement des travaux de construction du barrage de Samendeni, la zone agro-industrielle de Bama était tombée aux oubliettes. Ce mercredi 15 Septembre 2021, le directeur général du développement industriel au ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat en compagnie du maire de la Commune de Bama, a procédé au lancement des travaux techniques pour son aménagement. C’était en présence d’autorités administratives de Bama, coutumiers, conseillers municipaux, CVD, chef de Samendeni et autres. Tous étaient présents sur le site situé à Kouroukan pour témoigner leur adhésion à ce projet phare pour la commune de Bama.

D’entrée de jeu, le préfet Modeste Samba a tenu à rassurer les initiateurs du projet en ces termes : « Contrairement à ce qui se dit, Bama est une ville sûre. L’harmonie y est et on peut travailler dans le calme ».

Pour plus de sécurité, un procès-verbal a été dressé et remis au responsable du cabinet SCT (Sciences Consulting and Trade), chargé d’aménager le site dans un délai maximum de 3 mois.

Il s’agira pour ce cabinet de produire un plan d’aménagement des parcelles à viabiliser pour les éventuelles usines qui vont s’installer pour la transformation des produits qui sortiront de la plaine du barrage de Samendeni. Opération cadastrale, lotissement, levée cartographique, seront les principales tâches de ce cabinet.

Selon Sylvanus Traoré le DG du développement industriel, ce projet rentre dans le cadre du programme de viabilisation des zones industrielles entamé depuis 2018 et qui prévoit la réalisation de zones industrielles dans les 13 régions du Burkina. Dans la région des Hauts-Bassins, trois zones sont identifiées. Il s’agit de Yéguéresso, de Léguema et de Bama.

Dans le cadre du PDIS, un travail avait été fait avec la population et les techniciens. Ce travail sera réactualisé pour permettre de mener à bien ce projet qui a été retardé par la COVID-19. « N’eut été la Covid-19, le travail devait commencer depuis 2020 », a indiqué Sylvanus Traoré.

Le Maire Lansina Gondé est ravi du lancement de ce projet qui va apporter un plus pour sa commune en termes d’emplois et d’opportunités de développement. Il a de ce fait, exhorté toutes les bonnes volontés à accompagner ce projet.

Rappelons que le site concerné par l’opération a une superficie totale de 500 hectares. Mais pour cette première phase, ce sont 100 hectares qui seront viabilisés.      

Ben Idriss Koné/Ouest-info.net




Faso Craie : Une unité de production de craie née à Bobo

Faso craie est une unité de production de craie née à Bobo-Dioulasso. Initiative du jeune entrepreneur Rabin Goro, cette entreprise a été portée à la connaissance du public au cours d’une conférence de presse animée dans l’après-midi du mercredi 15 septembre 2021.

Entreprendre c’est proposer des solutions, dit-on. C’est dans cette dynamique que le jeune entrepreneur, face à la « mauvaise qualité des craies importées », a décidé de lancer cette unité pour non seulement répondre aux besoins du monde éducatif mais aussi créer de l’emploi.

C’est une structure qui vise à mettre en priorité ses produits dans toutes les librairies ainsi que dans les établissements scolaires du Burkina Faso. « Notre priorité c’est d’abord offrir aux burkinabè la craie de qualité », a-t-il indiqué.

Aussitôt créée, l’entreprise selon son directeur commercial et Marketing, Harouna Zallé, a déjà créé 20 emplois directs et 100 emplois indirects. En plus de créer des emplois pour les jeunes, Faso craie entend œuvrer au développement du Burkina Faso et ce, en augmentant le budget de l’Etat.

Abdoulaye Konkombo/stagiaire (Ouest-info.net)




Bobo-Dioulasso : Vers un nouvel adressage de la ville !

Le mardi 14 septembre 2021, s’est tenu à l’hôtel de ville de Bobo-Dioulasso, un atelier d’information et de lancement de la Communauté communale de l’information urbaine (CCIU).

Ce nouveau système d’information urbaine a pour but d’harmoniser les informations et les données sur la ville. Avec ce système, la ville de Bobo-Dioulasso sera donc bientôt dotée d’un nouveau système d’information urbaine. Et ce sont les bases de ce système qui ont  été jetées par le maire au cours de cet atelier.

Ce nouvel outil, selon Bourahima Sanou, découle de la volonté de l’Etat burkinabè de doter les communes urbaines de systèmes d’information harmonieux. « C’est un projet de l’Etat qui voudrait que chaque commune ait une information urbaine adaptée et qui puisse servir dans toutes les actions de développement » a-t-il rappelé.

Du reste, le bourgmestre de Sya reconnaît que les outils dont dispose la ville de Bobo-Dioulasso sont dépassés et ce, « au regard de l’agrandissement de la ville ».

Ce nouveau système selon lui, viendra donc corriger les imperfections de celui déjà existant. « Elle est une innovation majeure dans la gestion urbaine au sein des collectivités territoriales » soutient le maire qui, au regard de l’importance de l’atelier pour sa ville, invite les acteurs à une participation assidue et rigoureuse. Toutefois, invite-t-il les producteurs de l’information urbaine à contribuer à l’animation de cet « important » outil.

Rappelons que les participants à cet atelier sont composés des structures utilisatrices et productrices des données urbaines dont la commune, les forces de défense et de sécurité, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), de la Société nationale d’électricité Burkina (SONABEL), la brigade des sapeurs-pompiers.

Après avoir pris connaissance des résultats d’une étude qui a été déjà menée sur l’ensemble des communes du Burkina Faso en matière de mise en place du système d’information urbaine, les participants ont eu la lourde tâche  de valider le tracé manuel de l’adressage de la ville de Bobo-Dioulasso.  

Esther Toé/stagiaire (Ouest-info.net)




Fraudes et pratiques commerciales illégales: Le BMCRF sensibilise les acteurs du secteur privé des Hauts-Bassins

Les ateliers régionaux de formation des structures de contrôle du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat ont été lancés ce jeudi 16 septembre à Bobo-Dioulasso. L’objectif est de faire face à la recrudescence de la fraude et la multiplication des pratiques de concurrence illégale en faisant accepter les contrôles par le secteur privé.

Et c’est le ministère de tutelle qui a procédé au lancement des ateliers régionaux d’information et de sensibilisation des acteurs économiques sur les missions de la BMCRF. Il a dans son discours d’ouverture regretté la recrudescence de la fraude et la multiplication des pratiques de concurrence illégale avec son corollaire de mévente pour l’industrie nationale et de risques de fermeture d’entreprise.

C’est cette situation qui a amené le MICA à réformer ses structures de contrôle afin d’assumer pleinement ses missions régaliennes de protection du consommateur, de lutte contre la fraude, de contrefaçon et des pratiques illégales de concurrence.

Deux structures de contrôle en sont résulté par décret le 24 juillet 2019. La Brigade Mobile de Contrôle Economique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) et la DGRCP. Leur travail a donné des résultats appréciables dans les secteurs des huiles alimentaires, du sucre, de la pneumatique, des boissons alcoolisées, du tabac, etc.

Des structures efficaces de contrôle mais incomprises sur le terrain

Une vue des participants à la rencontre

Ensemble, les deux structures ont effectué au total 11738 vérifications sur la régularité des importations et des exportations. Des quantités énormes de produits frauduleux et impropres à la consommation ont été saisies. Loin de se satisfaire de ces résultats encourageants, le ministre souhaite une intensification de cette lutte essentielle.

« En dépit de ces résultats satisfaisants, force est de constater que les actions de contrôle rencontrent des difficultés”, a fait savoir le représentant du ministre du commerce. Cela est dû à l’incompréhension des actions de contrôle sur le terrain.

La méconnaissance de la règlementation économique et des missions des deux structures en est la cause. « D’où la nécessité de mener des actions d’information et de sensibilisation à l’endroit des acteurs économiques » ajoute-t-il.

L’atelier tenu à Bobo-Dioulasso est le premier d’une série qui couvrira les 13 régions du Burkina Faso. Leur but est d’expliquer aux participants les missions et attributions des structures de contrôle du MICA aux acteurs économiques des régions afin de lever les incompréhensions et faciliter la collaboration entre l’administration en  charge du contrôle et les partenaires du secteur privé.

L. Dô Sanon




Unapol: “Le management du Ministre laisse à désirer” (communiqué)

Ceci est un communiqué de l’Unapol, suite aux perturbations constatées dans les services de la police nationale ce 16 septembre 2021 suite à des mouvements.

Ce matin 16 septembre 2021, les populations du Burkina Faso ont été surprises par des perturbations des services de la Police nationale suite à des mouvements.

Ces perturbations sont déplorables pour l’ensemble des policiers, tant elles sont préjudiciables aux usagers des services de police.

Cependant, force est de reconnaître la légitimité des raisons qui ont prévalu à de telles attitudes.

En effet, les troupes :

*s’offusquent contre le refus pour des raisons d’agenda politique, de réintégrer des camarades licenciés depuis 2019 ; camarades pour qui pourtant, la justice, dernier rempart dans un État de droit, a rendu la décision de réintégration.

C’est suite a, des rumeurs d’une éventuelle ébullition dans les rangs que le Ministre de la sécurité a rencontré illico presto les intéressés pour ensuite produire un communiqué indiquant que les éléments seront incessamment réintégrés, alors que l’acte d’intégration n’est qu’un simple arrêter ministériel relevant de sa compétence, ce qui ne devrait souffrir d’aucune tergiversation. D’où le doute sur la bonne fois du Ministre lorsqu’on sait que le Conseil des Ministre d’hier n’a nullement abordé ce sujet.

* déplorent le deux poids deux mesures dans le traitement des entités déployées au front dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Depuis début 2019, l’État a décidé d’opérer une extension de l’IUTS sur les indemnités des travailleurs afin de soutenir l’effort de guerre. Dans ce cadre, certaines entités ont été affranchies à juste titre du fait de leur participation physique à l’effort de guerre à travers des troupes. Par contre, les policiers quand bien même ils sont au front (plus 60 policiers décédés sur les différents théâtres d’opérations de lutte contre le terrorisme), subissent cette fameuse indexation de l’IUTS sur leurs indemnités. Quelle injustice ! Au point qu’aujourd’hui, les policiers s’interrogent sur l’opportunité de donner leur vie dans les différentes positions notoirement reconnues de nos jours comme étant hautement risquées.

*En outre, l’affectation des éléments victimes de l’attaque terroriste du 21 juin 2021 à Guindebila (Centre-Nord) malgré leur état de choc psychologique est vu d’un très mauvais œil.

*Par ailleurs, le management du Ministre laisse à désirer en ce que, dans un ministère aussi stratégique que celui de la sécurité, il est inconcevable de retrouver autant de non initiés à postes sensibles et de haute responsabilités notamment SG, DIRCAB, DMP, DRH, Communication, etc. Ces légèretés expliquent en partie la médiocrité des résultats dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité du quotidien.

* Enfin, le détournement d’une cargaison d’armes de la police pour la énième fois. Il n’est un secret pour personne que la police manque criardement d’armes sur le terrain. D’ailleurs, les populations ont toujours soutenu que cette situation soit corrigée. Dans ces conditions, comment accepter qu’après que le président du Faso ait instruit d’acquérir des armes pour la police nationale, un individu fut-il ministre, ait détourné ces armes pour une autre destination ?

Ainsi, L’UNAPOL tiendra pour responsable les auteurs d’une telle forfaiture, de toutes les conséquences dommageables qui adviendraient sur les théâtres d’opérations.

Populations du Burkina Faso voici entre autres, les raisons du mécontentement des policiers.

Alors que l’arrivée du nouveau ministre suscitait une lueur d’espoir de changement qualitatif dans le management, gage d’une meilleure offre de sécurité pour les laborieuses populations. Mais hélas, à peine deux mois, l’espoir est en train de s’amenuiser.

L’UNAPOL au regard de ces raisons somme toute légitimes, soutient la cause portée par les hommes et pour lesquelles elle a suffisamment attiré l’attention de la hiérarchie et même des plus hautes autorités du pays.

L’UNAPOL invite la population à la solidarité afin que ces problèmes soient résolus au plus vite pour le bonheur de tous.

Quant aux policiers, L’UNAPOL les invite à la mobilisation jusqu’à la résolution définitive de leurs préoccupations.

C’est maintenant ou jamais !

Pour le policier, L’UNAPOL ne lâche rien !

LE SECRÉTAIRE À LA COMMUNICATION ET AUX RELATIONS EXTÉRIEURES.




Bobo-Dioulasso: Que se passe-t-il dans les commissariats de police

Que se passe-t-il dans les commissariats de police de la ville de Bobo-Dioulasso ? En tout cas cette question, plus d’un usager de ces services publics se la posent depuis ce matin.

En effet depuis 10h environs, pas de légalisation de documents ou de visa d’ordre de mission par les éléments de la police nationale de Bobo-Dioulasso. Mouvement d’humeur ? C’est ce que pensent certains. Mais jusque-là, aucune information, ni de la direction de la police ni du syndicat n’a filtré.

Ouest Info




Filière anacarde : Plus de 800 millions FCFA pour renforcer les capacités opérationnelles des acteurs

Les acteurs de la filière anacarde ont bénéficié d’un don important en matériel de travail et des équipements, de la part du conseil burkinabè de l’anacarde (CBA), ce mardi 14 septembre à la Chambre de commerce et d’industrie de Bobo-Dioulasso. Et ces dons ont été accompagnés de financements et de subventions. L’objectif de ce don, selon le ministre du commerce, de l’Industrie et de l’artisanat est de booster les capacités opérationnelles des acteurs de cette filière prometteuse au plan économique.

« Je salue les efforts fournis par nos vaillants acteurs et actrices qui,  malgré les contraintes diverses, mettent tout en œuvre pour booster davantage le développement de la filière anacarde. »

Par ces mots, le ministre Harouna Kaboré traduit l’attachement de son ministère à la réussite des objectifs gouvernementaux inscrits dans l’Initiative Anacarde au Burkina Faso. Et le ministre de rappeler que la vision du gouvernement impulsée par le Président du Faso à travers le PNDES, est la transformation structurelle de l’économie nationale qui se base entre autres sur les potentialités agro-industrielles.  « C’est ainsi que l’Initiative Anacarde 2020-2024 a été adoptée en 2019 et vise un taux de transformation de 45% des produits de l’anacarde à l’horizon 2024 avec l’implantation de 24 unités nouvelles » dit-il. 

Une vue des pulvérisateurs remis aux producteurs

Entre également dans l’atteinte de cet objectif, la Stratégie Nationale de Développement de la Filière Anacarde (SNDFA 2019-2023) adoptée en 2018 qui projette une production annuelle de 200 000 tonnes d’anacarde d’ici à 2023 avec un rendement de 600 à 800 kg/ha.

A l’heure actuelle, les actions du gouvernement ont permis d’engranger d’importantes réformes institutionnelles et règlementaires. De ces réformes, le ministre fait cas de la promotion des filières porteuses dont celle de l’anacarde qui occupe la 3ème place des produits d’exportation agricoles du pays; l’adoption en 2019 d’un décret portant « autorisation de prélèvements de recettes sur les exportations et réexportations des noix de cajou en vue de contribuer au financement de la filière et la création en 2019 du Conseil Burkinabè de l’Anacarde qui a pour mission la régulation, le suivi et le développement des activités de la filière anacarde au Burkina Faso avec son siège social à Bobo-Dioulasso ». Autant de mesures qui visent à remédier aux difficultés qui minent le développement de la filière anacarde.

Plus de 800 millions de FCFA pour renforcer la filière

La cérémonie de remise de matériels et équipements de ce mardi 14 septembre 2021 à la chambre de commerce de Bobo-Dioulasso émane de la mise en œuvre du programme d’activités 2021 du Conseil Burkinabè de l’Anacarde.

Les acteurs directs de la filière à travers leurs faîtières ont soumis leurs besoins en renforcement de capacités, qui ont été pris en compte par la direction générale du CBA.

Ainsi, selon les trois niveaux de l’axe stratégique de la filière, des acquisitions ont été remises aux acteurs. 22.900 plants améliorés d’anacardiers (229 ha de nouveaux vergers à mettre en place), 172 tonnes de fumure organique, 24 motocyclettes, 50 tronçonneuses, 28 pulvérisateurs, huit (8) bascules d’une capacité de 2 tonnes chacun avec écran afficheur certifié par l’ABNORM, des matériels informatiques complets constituent la dotation que les acteurs ont reçu. Il faut noter qu’en plus de ces dons, un terrain d’une superficie de 2.442 mètres carré a été acquis pour la construction de la maison du cajou au profit des acteurs de la filière.

Des pépinières pour rajeunir les vergers

Côté financier, une somme de plus d’un demi-milliard (552.140.000) FCFA a été mis à la disposition de l’AFPE-PME (Agence de Financement et de Promotion des petites et Moyennes Entreprises) pour financer les fonds de roulement des commerçants et des transformateurs d’anacarde et pour subventionner l’achat d’équipements de production au profit des unités artisanales de production.

Ce qui élève à 824.225.720 FCFA la valeur totale des acquisitions, financements et subventions octroyés, dont le ministre Harouna Kaboré invite les acteurs à faire une utilisation judicieuse pour le développement et la rentabilité de la filière anacarde au Burkina Faso.

L. Dô Sanon




Bobo : La délivrance de services publics locaux de qualité au cœur d’un dialogue politique multipartite

Conformément à la vision prospective de la décentralisation, un atelier s’est tenu le 11 septembre 2021 à Bobo-Dioulasso. Objectif, rendre les collectivités territoriales performantes dans la délivrance de services publics locaux de qualité et accessibles aux populations.

Co-animé par le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) et le Cadre de Dialogue Inter-Parti (CDIP), cette session de dialogue politique a eu pour thème «  enjeux et déroulement des élections municipales de 2022 ».

Selon les organisateurs,  l’objectif de cette rencontre a été de contribuer à la réflexion générale devant aboutir à une meilleure organisation des élections municipales de 2022 et une bonne gestion des conseils des collectivités.

La session qui tenait lieu de formation des participants sur les enjeux électoraux, a consisté en des exposés suivis d’échanges entre les parties prenantes à savoir les représentants de la CENI, société civile, partis politiques, médias, maires et président du conseil régional, représentants du CGD.

Tous les sujets abordés ont été orientés dans le sens de la vision prospective de la décentralisation à l’horizon 2040. A terme,  « les collectivités territoriales performantes pourraient délivrer des services publics locaux de qualité et accessibles afin qu’elles puissent impulser un développement local inclusif et durable et animent une démocratie locale ancrée dans le substrat socio-culturel ».

Cela suppose un renforcement des capacités en termes de leadership et de responsabilisation des collectivités territoriales dans la fourniture des services sociaux de base pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

Ces préoccupations doivent aller de pair avec les dispositions actuelles du code général des collectivités territoriales et du code électoral qui sont en relecture.

C’est pourquoi la classe politique dans son ensemble s’accorde dans un tel cadre de dialogue pour mener la réflexion autour du mode de désignation des maires et présidents du conseil régional, la question du redécoupage du territoire national, les préoccupations en lien avec la stabilité des conseils municipaux, les privilèges des élus locaux en rapport avec le foncier, le vote des personnes déplacées internes, le vote dans les zones à forte intensité sécuritaire, etc.

L. Dô Sanon