Attaque du commissariat de Fô: Les deux policiers tombés étaient âgés de 28 et 33 ans

L’attaque du commissariat du district de Fô le 25 juin dernier a coûté la vie à deux (02) policiers. Ils ont été inhumés ce mardi 28 juin 2022 au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso.

Respectivement âgés de 28 et de 33 ans, le sergent de police Ibrahim Sanon et le sergent-chef de police Fidèle Ouédraogo reposent désormais au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso.

Totalisant 3 ans 11 mois 25 jours de service au commissariat de police du district de Fô, le jeune policier Ibrahim Sanon était à son premier poste. Recruté en 2016 comme élève assistant de police, il est intégré à la police nationale en 2018. Tombé les armes à la main pour la défense de la Patrie à la fleur de l’âge, Ibrahim Sanon laisse derrière lui une veuve et des parents inconsolables.

Âgé de 33 ans, le sergent-chef de police Fidèle Ouédraogo est quant à lui, tombé les armes à la main après 7 ans 11 mois 13 jours de service. Recruté en 2012, il intègre la police nationale en 2014. Il a d’abord servi à la Brigade Anticriminalité (BAC) de Ouagadougou de 2014 à 2021 avant de rejoindre Bobo-Dioulasso.

Il prend service à la Brigade Anticriminalité (BAC) de Bobo-Dioulasso où il sert de 2021 jusqu’à la date du 25 juin 2022, jour de l’attaque de commissariat de police de Fô. Alors qu’il était en mission de ratissage dans la zone de Fô suite à l’attaque du poste de Police, il tombe à son tour sous les balles assassines d’individus armés. Il laisse ainsi derrière lui une veuve et deux (02) enfants.

Des deux (02) policiers tombés, leurs supérieurs et collègues retiennent d’eux l’image d’hommes disciplinés et engagés qui aimaient le travail bien fait. En témoigne selon eux, le sacrifice de leur vie pour la défense de la Patrie. Pour ce faire, les deux (02) défunts policiers ont été décorés à titre posthume de la médaille d’honneur de la police nationale.

Une manière pour la nation qu’ils ont tant aimé et servi avec loyauté de leur rendre hommage à la hauteur de leur sacrifice. Leurs collègues et la police nationale toute entière ont promis de venger leur mort. A jamais donc Fidèle Ouédraogo  et Ibrahim Sanon resteront gravés dans la mémoire des Burkinabè pour leur sacrifice pour la patrie.

Abdoulaye Tienon/Ouest-info.net

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