Association jeunesse unie des Hauts-Bassins : séance de sensibilisation de femmes leaders de Bobo sur l’avortement sécurisé

L’association jeunesse unie des Hauts-Bassins (AJU/HBS) a initié le samedi 15 février 2020 à Bobo-Dioulasso, une séance de sensibilisation au profit de femmes leaders de la ville sur la question de l’avortement sécurisé ou autorisé par la loi.

« Aucune femme ne devrait mourir en voulant donner la vie ». C’est dans le sens de cette maxime populaire que cette séance d’information et de sensibilisation a été initiée au profit d’au moins une centaine de femmes leaders de la ville de Bobo-Dioulasso.

Objectif, partager avec elles, les informations relatives à l’avortement sécurisé (ou autorisé par la loi) au Burkina Faso afin qu’elles puissent les relayer dans leurs milieux respectifs. L’idée étant, de lutter contre les avortements clandestins souvent soldés par des pertes en vie.

Acte puni par la loi, l’avortement est cependant autorisé par le législateur dans certaines circonstances. Au nombre de quatre (04), ce sont dans les cas de viol ; d’inceste ; de malformation du fœtus ; des cas où la vie de la mère est menacée par la grossesse.

Ce sont ces informations ainsi que les procédures en amont avant l’acte proprement dit (l’avortement), que cette association est allée porter à la connaissance de ces femmes leaders.

En français, mooré, Dioula, les communicateurs que sont Mahama Sawadogo, président de l’association organisatrice de l’activité et Mme Ouattara, née Sawadogo Raymonde, agent de santé ; ont retenu l’attention de leurs interlocutrices qui n’ont pas manqué de saluer la pertinence du thème.

Pour le président de l’association, cette activité est tout, sauf la promotion de l’avortement. « Nous ne faisons pas la promotion de l’avortement. Nous disons tout simplement que la loi l’autorise dans les centres de santé mais, dans certaines circonstances. C’est une manière pour nous de lutter contre les avortements clandestins dont les conséquences sont désastreuses » s’est-il adressé aux femmes avant de les inviter à relayer l’information dans leurs réseaux.

Cette activité rappelons-le, a été rendue possible grâce à l’appui de la communauté d’action pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso (CAPSSR).

JK

image_pdfEn PDFimage_printImprimer le contenu

Laisser un commentaire