Assemblée nationale : Face aux populations de Bobo, les députés dressent le bilan partiel de leurs activités

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Il s’est ouvert dans la matinée de ce jeudi 1er juillet 2021 à Bobo-Dioulasso, les premières journées de redevabilité du parlement burkinabè. Voulues par la représentation nationale, ces journées sont le lieu pour les élus du peuple, de dresser le bilan partiel de leurs activités, mais aussi de recueillir les préoccupations des populations.

Le présidium à l’ouverture des premières journées de redevabilité de l’assemblée nationale

La cérémonie d’ouverture de ces premières journées de redevabilité, qui se tiennent sous le thème, « Culture de la redevabilité : un impératif pour un Parlement de proximité » a été présidé par le président de l’institution, Bala Alassane Sakandé.

Une première dans l’histoire du parlement burkinabè, ces journées visent selon le président de l’institution,  à rendre compte de l’action parlementaire ; écouter les préoccupations des populations  et faciliter le contrôle citoyen de l’action gouvernementale.

Toute chose qui selon lui, va contribuer à renforcer la confiance et l’estime que les populations ont de l’institution. « On dit souvent qu’une nation a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts. C’est vrai. Mais on oublie d’ajouter qu’une institution n’est forte que par l’estime et la confiance que le peuple lui accorde » a-t-il martelé.

Trois (03) jours durant donc, les députés de la 8ème législature vont se soumettre à un exercice inédit car, ils devront au cours de ces journées,  « affronter le jugement » des différentes forces vives de la région (élus locaux, autorités coutumières et religieuses, acteurs politiques, OSC…).

En plus du rôle du député et le bilan des travaux parlementaires qui seront présentés aux populations des Hauts-Bassins, les députés ont aussi inscrit au programme de ces journées, deux activités complémentaires.

Ce sont la conférence publique sur la relance économique du Grand Ouest qui devra éclairer les uns et les autres sur les principaux leviers à « actionner afin de sauver le plus important pan du tissu industriel de ce côté du pays, du marasme qui le menace ». La visite du barrage de Samandeni est aussi au programme du séjour des parlementaires à Bobo-Dioulasso.

Cette dernière n’a rien de touristique selon Bala Sakandé mais plutôt une visite terrain de contrôle de l’action gouvernementale. « Chaque ministère impliqué dans la mise en œuvre de cette infrastructure hydroagricole devra nous faire l’état d’exécution des tâches qui lui ont été dévolues. La sécurisation du site, les capacités du barrage, la situation des personnes déguerpies, les aménagements agricoles, le projet de construction de la route d’accès au barrage sont autant de préoccupations pour lesquelles les ministres ont été invités à nous en parler » a-t-il signifié.

Après, d’autres localités seront touchées…

Cette initiative dont la légitimité ne souffre d’aucune ambigüité selon Bala, sera  transposée  les mois à venir, dans les autres régions du Burkina Faso ; «  mais sous d’autres formats ».

Des forces de la région, présentes à la cérémonie

Contrairement au format de Bobo-Dioulasso, les journées de redevabilité dans les autres régions, se tiendront « exclusivement entre les députés d’une même région et les populations de cette même circonscription territoriale ».

Et le président du parlement de prévenir les indélicats qui voudront faire de ces journées des rencontres politiques : « Ce ne sera pas un huis clos entre gens d’un même parti dont les conclusions resteront sous les coudes.  Non et non ! Tout ce qui sera dit, vu, entendu et constaté, devra remonter partout ou besoin sera, à commencer par le cabinet du président de l’assemblée nationale »

Du reste, la culture de la reddition des comptes selon lui, doit tendre vers l’ouverture de nouveaux espaces d’inclusion des citoyens dans le processus de production de loi. « Elle doit viser à faire du citoyen un co-auteur de la décision politique et non un objet passif de la décision politique » a insisté le président pour qui, il y va de la légitimité des lois produites, de l’efficacité de l’action parlementaire et surtout, de la crédibilité de l’institution.

Jack Koné/Ouest-info.net

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