Appui aux industries créatives dans les Hauts-Bassins : Les danseurs chorégraphes veulent être associés

Les danseurs chorégraphes de la région des Hauts-Bassins ont l’impression d’avoir été écartés dans le cadre du projet d’Appui  aux Industries Créatives et la Gouvernance Culturelle (PAIC GC) dont les Hauts-Bassins sont une région pilote. Ils ont ainsi tenu une réunion ce jeudi 03 juin 2021 à Bobo-Dioulasso pour échanger autour de la question et envisager des voies et moyens en vue de la prise en compte de leur métier (la danse) dans ces genres d’initiatives.

« Nous n’avons ni été informés, encore moins être associés à ce projet alors que nous estimons qu’au regard de la place de la danse dans le secteur culturel, nous le devrions » regrettent ces acteurs qui trouvent anormal cet état de fait.

Toutefois, souhaitent-ils désormais être associés à des projets culturels d’envergure comme le PAIC GC. « Nous voulons que les autorités sachent qu’il y a une structure, dénommée Mbomen, qui regroupe les danseurs burkinabè sur le plan national et de la diaspora. Nous souhaitons que désormais, s’il y a des activités où des associations ou regroupements d’acteurs culturels sont conviés, que nous le soyons aussi par le biais de notre structure qui est Mbomen » a signifié Aguibou Bougobâli Sanou, danseur chorégraphe.

Problème d’organisation des acteurs de la danse ? Non ! Rétorque Aguibou Bougobâli Sanou pour qui, leur structure, Mbomen, a un récépissé et connue des autorités en charge de la culture. « Nous sommes pourtant organisés en une entité à part entière d’acteurs culturels » martèle-t-il.

Dans le cas précis du PAIC GC, ces derniers ne veulent pas rester en marge car, pensent-ils pouvoir apporter leur touche à la bonne marche du projet. « Nous voulons être associés à tous les niveaux de réflexion par rapport à ce  projet puisqu’il envisage l’accompagnement et la structuration du secteur de la culture » a laissé entendre Aguibou Bougobâli Sanou.

Pour ce faire, ils n’entendent pas croiser les bras. Après des rencontres, ils envisagent rencontrer les responsables en charge de la mise en œuvre du projet afin de leur expliquer la nécessité de les associer. « Nous allons avoir des échanges entre nous et après, nous irons à la rencontre des autorités » a-t-il promis.

Financé à hauteur de 300 millions de francs CFA par l’Union Européenne, le PAIC GC a pour objectif en effet, de créer une « dynamique de développement culturel et touristique, fondée sur les valeurs communes propres aux burkinabè, les capacités entrepreneuriales et la créativité des acteurs, en vue de l’épanouissement économique et social des populations du Burkina Faso ».

Jack Koné/Ouest-info.net

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