Accusation de la transition de mauvaise gestion: la génération Zida pour la patrie exige du président Kaboré, des excuses publiques

La génération Zida pour la Patrie a animé une conférence de presse dans la matinée de ce mardi 30 avril 2019 à Ouagadougou pour dit-elle, exiger du président du Faso, Rock Marck Christian Kaboré, des excuses publiques pour avoir « vilipendé à tord », leur mentor Yacouba Isaac Zida.

« Les premiers mois de la gouvernance MPP ont été utilisés à des fins de calomnie notamment vis-à-vis de Yacouba Isaac Zida. Feu Salifou Diallo et le Président du Faso avaient passé des mois à accabler la transition, à inviter Yacouba Isaac Zida à s’assumer surtout en répondant de sa supposée mauvaise gestion financière » a rappelé Sayouba Ouédraogo, coordonnateur national de la Génération Zida pour la Patrie.
Par ces agissements, le président du Faso selon Sayouba Ouédraogo, a piétiné l’un des principes fondamentaux de la justice qui voudrait que « nul ne soit condamné avant jugement ».

Rendu public le 14 mars 2019, le rapport 2017 de la cour des comptes a déclaré « la conformité entre le compte de l’ordonnateur et celui des comptables principaux de l’Etat, sous réserve de l’apurement des comptes de gestions de ces derniers et de la production du compte général de l’administration des finances ».

En français facile explique Sayouba, « le rapport dit que l’argent de l’Etat a été géré avec intégrité, en tout respect des lois de la république sous la Transition. Il n’y a donc pas eu de détournement, encore moins de corruption sous le leadership de ses Excellences Yacouba Isaac Zida et Michel Kafando ».

Pour Sayouba Ouédraogo et ses camarades, le président du Faso gagnerait, au nom de la cohésion sociale, à faire face à la réalité. « Il faut que le Président Kaboré ait le courage de faire face à ses fausses accusations, à ses prises de position, à ses suspicions à l’encontre de la Transition. Accuser la Transition et sa figure emblématique a été source de frustration. Des hommes et des femmes ont été blessés dans leur amour propre. Pire, de par ses sorties à la limite hasardeuses, le président Kaboré avait réussi a dressé une partie de l’opinion contre des personnes innocentes » ont-ils laissé entendre.

Il revient au président du Faso selon les conférenciers, « de s’assumer, de faire baisser la pression et d’amorcer du même coup, un pan de la réconciliation nationale tant prônée« . Et pour cela disent-ils, « nul besoin de palais de justice, de justice transitionnelle ou de forum national« . « Il suffit à Rock de s’assumer, en disant la vérité au peuple Burkinabè et de respecter le statut de chef d’état qu’il porte, et d’avoir le courage de présenter à Yacouba Isaac Zida, ses excuses pour ce qu’il a dit de sa gestion de la Transition » a suggéré Sayouba Ouédraogo.

Jack Bama

image_pdfEn PDFimage_printImprimer le contenu

Laisser un commentaire