Accès des populations clés aux services de santé : des journalistes de Bobo mis à contribution

Le 18 juin 2020 la salle de réunion de l’Union Nationale des Producteurs de Coton de Bobo a servi de cadre pour la tenue d’un atelier d’orientation des journalistes de Bobo sur les difficultés d’accès des populations clés aux services de santé au Burkina Faso.

C’est le SP/CNLS-IST des Hauts-Bassins, Oumar Sanou qui ouvert les travaux de cet atelier organisé par l’Initiative Privée et Communautaire pour la santé et la riposte au VIH / Sida au Burkina Faso (IPC / BF), en partenariat avec l’ONG REVS PLUS de Bobo.

Rappelons que les populations clés sont constituées de professionnels de sexes, les utilisateurs de drogues, les homosexuels, les détenus.

Au Burkina Faso, ces populations clés éprouvent des difficultés à accéder aux soins de santé appropriés. En raison de leur orientation sexuelle ou de leur statut sérologique, le personnel de santé se refuse souvent à les prendre en charge convenablement.

Cela entraine des stigmatisations et des discriminations qui peuvent se résumer aux appréhensions, aux jugements négatifs, aux violences verbales, physiques, psychologiques…exercés à l’endroit de ces populations.

Ces pratiques ont des répercussions sur eux, les obligeant à se cacher, à éviter d’aller dans les centres de santé, quelque fois à se culpabiliser et à ne plus devenir des personnes jouissant des mêmes droits que les autres.

Le 21 avril dernier par exemple, une association issue de cette population clé a été victime de violences orchestrées par un groupe de jeunes au secteur 4 de Bobo (Koko). Cet acte a été relayé sur les réseaux sociaux par les témoins de la scène. Ce qui a obligé certains membres de l’association à quitter le secteur pour se retrouver dans la rue.

C’est pourquoi l’IPC / BF , dans le cadre de la mise en œuvre de la subvention 2018 – 2020 du Fonds Mondial dont elle est bénéficiaire , a prévu cette rencontre avec les hommes de médias pour sensibiliser et plaider sur la question.

L’objectif c’est de leur faire prendre conscience la stigmatisation dont sont victimes les populations clés.

Deux communications ont ponctuées cet atelier. La première assurée par Jonas Yaro, a traitée des «  droits des populations clés en tant qu’être humain ». La deuxième quant à elle, présentée par docteur Clotilde Traoré, à parlée « des populations clés face au VIH ».

Selon le docteur Adama Ouedraogo, le directeur exécutif de l’IPC/CNLS, «plutôt que de les combattre, il faut essayer de les comprendre ».

Biko

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