ABBEF : L’antenne de Bobo sensibilise des acteurs sur la loi encadrant l’avortement

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L’antenne de Bobo-Dioulasso de l’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF) organise du 06 au 08 octobre 2021,  un atelier d’information et de sensibilisation sur l’accès et l’offre des services d’ ‘’interruptions sécurisées de grossesses’’ (ISG). Plusieurs acteurs de terrain prennent part à cet atelier inscrit dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. La cérémonie d’ouverture a eu lieu dans la matinée de ce mercredi 06 octobre 2021 à la maison de la culture de Bobo-Dioulasso en présence de plusieurs responsables de l’ABBEF.

Réduire au strict minimum la mortalité maternelle et infantile au Burkina Faso. C’est l’objectif visé par l’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF) en initiant cet atelier de formation sur la question à Bobo-Dioulasso et ce, après celui de Ouagadougou.

Selon Boureima Ouédraogo, directeur exécutif de l’ABBEF, le taux de décès maternel reste encore élevé au Burkina malgré les efforts des autorités en charge de la question. Il estime que le présent atelier va permettre de mieux sensibiliser les différents acteurs.

« Le Burkina Faso fait face à beaucoup de décès maternel et infantile qui sont évitables. L’avortement est l’une des causes de ces décès. Bien que cette pratique soit limitée dans le pays, il est autorisé dans un certain nombre de cas. Malgré cette ouverture, il demeure que les personnes éligibles éprouvent d’énormes difficultés pour avoir accès à ces services. Cet atelier a pour but de clarifier cette situation et sensibiliser davantage les différents acteurs afin que l’application de cette loi soit effective dans notre pays » a-t-il expliqué avant d’inviter les participants à suivre les communications avec beaucoup d’attention.

Une vue des participants à l’atelier

Et pour le directeur exécutif de l’ABBEF, ces genres d’ateliers se poursuivront sur l’ensemble du territoire national afin que tous les acteurs sachent que ‘’les interruptions sécurisées de grossesses’’ sont une question de santé publique.

Et les profils concernés par ces ateliers d’information et de sensibilisation de l’ABBEF sur la loi encadrant l’avortement au Burkina Faso sont les agents de santé, les agents de l’action sociale, des acteurs de justice, des officiers de police judiciaire et des volontaires de l’ABBEF.

Notons que pour protéger la santé de la femme enceinte, le Burkina Faso a adopté une loi qui autorise l’avortement dans certains cas notamment les cas de graves malformations du fœtus, de viol et d’inceste.

C’est le contenu de cette loi que l’ABBEF entend vulgariser au profit des différents acteurs pour des ‘’interruptions sécurisées de grossesses’’ afin de réduire le taux de mortalité maternel.

Abdoulaye Tiénon/Ouest-info.net   

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