8 mars en différé à Bobo: En lieu et place d’un « djandjoba », les femmes échangent avec le maire de la commune

Le samedi 13 mars 2021, la coordination provinciale des femmes du Houet a décidé de célébrer en différé le 08 mars 2021. Cette célébration a consisté à avoir un dialogue direct avec le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou en vue de lui faire part des difficultés des femmes dans la commune et faire un plaidoyer pour lever certaines de ces difficultés.

Avoir un partenariat avec la mairie ; organiser des formations en métiers au profit des femmes ; octroyer du matériel et des fonds de roulement après chaque formation. C’est entre autres, les doléances que les femmes du Houet ont exposé au maire de la commune, Bourahima Fabéré Sanou.

Selon Aya Ouattara, coordonnatrice provinciale des femmes du Houet, cette année, les femmes ont décidé de ne pas danser au « djandjoba » à l’occasion de la célébration de la 164ème journée internationale de la femme, mais plutôt avoir un dialogue direct avec le maire de la commune de Bobo-Dioulasso.

« Il y avait trop de djandjoba les 08 mars et cela n’apportait rien aux conditions des femmes. C’est pourquoi cette année, nous avons décidé de célébrer autrement cette journée en échangeant avec le maire Bourahima Fabéré Sanou qui ne cesse de se battre pour la cause des femmes dans sa commune » a-t-elle fait remarquer.

Ainsi avec cette rencontre, ajoute Aya Ouattara, « le maire a promis une importante enveloppe financière pour soutenir le budget de l’organisation du forum des femmes».

Selon le maire de la commune, Bourahima Sanou, ce fut une rencontre où il a échangé à bâton rompu avec les femmes sur les difficultés qu’elles rencontre dans la commune de Bobo-Dioulasso.

Il a ainsi salué l’initiative à sa juste valeur, et a rappelé aux femmes que l’effectivité de leurs droits dépend d’elles-mêmes. Il les a, par ailleurs rassurés du soutien de la commune dans la défense et la protection de leurs droits.

Cependant, Bourahima Sanou, a invité ses interlocuteurs à être les premiers défenseurs de leurs droits. C’est ainsi, soutient le maire, que les gens prendront les femmes au sérieux et décider de les accompagner.

« A chaque djandjoba, c’est une entreprise qui meurt, je ne suis pas contre les réjouissances. Mais on ne peut souvent pas comprendre que des femmes qui disent ne pas  pouvoir payer la scolarité de leurs enfants, soient à mesure de multiplier des bazins pour un seul baptême ou pour un djandjoba. La ville de Bobo-Dioulasso a sa culture. Avant, le balafon et le djembé permettaient à chacun de bien s’amuser et de se sentir dans sa culture et cela, à moindre coût»,  a rappelé Bourahima Sanou à ses visiteurs du jour. 

LD/Ouest-info.net

image_pdfEn PDFimage_printImprimer le contenu

Laisser un commentaire