3ème rencontre Etat/Secteur privé : la question de la commande publique dans l’essor du secteur privé au cœur des débats

Des chefs d’entreprises et des membres du gouvernement avec à leur tête Christophe Joseph Marie Dabiré, premier ministre du Burkina, sont en conclaves pour deux jours à Bobo- Dioulasso. C’est à l’occasion de la 3ème édition du cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP). L’ouverture des travaux est intervenue ce lundi 28 septembre 2020 à la maison de la culture monseigneur Anselme Titiama Sanon. Cette rencontre entre le gouvernement et les acteurs du secteur privé se veut un cadre d’échange sur les préoccupations majeures du monde des affaires et sur la mise en œuvre des engagements pris l’ors des éditions passées. La présente édition est placée sous le thème : « le rôle de la commande publique dans la promotion du secteur privé ».

Le secteur privé est le moteur du développement du Burkina Faso, a soutenu Harouna Kaboré, Ministre en charge du commerce, de l’industrie et de l’artisanat. Il a besoin d’investissement public afin de réaliser l’ensemble des projets, qu’ils soient privés ou liés à la commande publique, a-t-il ajouté.

Et pour se faire, la contribution du gouvernement s’agissant du marché public au secteur privé est non négligeable, à l’entendre. Et à Lassiné Diawara, opérateur économique et président de la chambre de commerce de Bobo, dans la même dynamique, d’affirmer que la commande publique constitue 60% des flux financiers de l’Etat vers le secteur privé.

En plus de cet état de fait, il est opportun selon Harouna Kaboré, de plus en plus donner non seulement une part belle aux PME/PMI, mais aussi et surtout une part plus accrue aux entreprises nationales dans la réalisation des projets nationaux.

S’agissant du financement de marchés sur le budget national, il serait bénéfique, à en croire ses propos, d’y faciliter l’accès aux entreprises locales.

Ce n’est ni du protectionnisme, encore moins du nationalisme, mais tout simplement du patriotisme, comme cela se fait un peu partout dans le monde, s’est justifié le ministre burkinabé du commerce.

Pour lui, il est inconcevable que « nous continuons à ne pas favoriser d’avantage nos PME/PMI à travers la commande publique ».

La première journée de cette 3ème rencontre Etat/Secteur privé, a également été ponctuée par une visite de stands, durant laquelle les membres du gouvernement présents et les invités ont pu découvrir et redécouvrir tout le savoir-faire de nos entreprises locaux, exposé en ce lieu.

Abdoul-Karim E. Sanon

image_pdfEn PDFimage_printImprimer le contenu

Laisser un commentaire