11 décembre 2020 à Banfora: des résidents concernés par un déguerpissement dénoncent une injustice

Ce jeudi 21 mai 2020, des résidents du secteur 9 de Banfora ont animé une conférence de presse. Objectif, dénoncer une situation de déguerpissement qu’ils jugent irrégulière. En effet, ces populations disent être concernées par un lotissement supplémentaire sans mesure d’accompagnement et ce, pour abriter la cité des forces vives de Banfora.

Dans le cadre des festivités du 60ème anniversaire de l’indépendance du Burkina, devant se tenir à Banfora le 11 décembre prochain, plusieurs chantiers d’infrastructures y sont prévues.

Ainsi, Bounouna, secteur 9 de Banfora a été retenu pour abriter la cité des forces vives. Toute chose qui doit naturellement engendrer des déguerpissements.

C’est dans ce but, selon Moussa Ouattara, porte-parole des résidents et principal conférencier du jour, que 52 hectares avaient été aménagés et ce, après un déguerpissement des populations qui se trouvaient dans la sphère délimitée.

La zone restante, dit-il, devait être lotie et servir de site de recasement au profit de la population déguerpie. Mais à la surprise générale de ces derniers, la mairie est, poursuit-il, venue sans préavis, sommer les habitants de cette zone de déguerpir car celle-ci doit également faire partir du site de la cité des forces vives.

Face au refus de populations, le maire a promis de négocier avec qui de droit pour qu’un autre site puisse leur être trouvé pour se reloger. Toute chose qu’elles ont accepté mais elles ont tout de même exigé la disponibilité du site de relogement avant de quitter les lieux.

C’est selon les conférenciers du jour, dans l’attente d’une enquête sur les parcelles déjà disponibles avant toute action de déguerpissement supplémentaire, que des agents de la mairie se sont rendus sur le site pour commencer à badigeonner des maisons devant être démolies.

C’est ainsi, souligne Moussa Ouattara que le 19 mars 2020, des bulldozers de la mairie vont passer à l’action en démolissant toutes les maisons qui avaient été badigeonnée. Les conférenciers disent être entrés en contact avec le maire ce jour mais ce dernier a affirmé sa ferme volonté de déguerpir les populations concernées sans aucune mesure d’accompagnement.

Moussa Ouattara a tenu à rappeler que sur les 800 souscriptions attendues pour la réalisation de la cité des forces vives, il y a eu seulement 411 souscriptions. Alors, s’interroge-t-il, pourquoi vouloir 400 parcelles supplémentaires, même si le maire dit avoir soustrait une centaine de parcelles pour dédommager des propriétaires terriens.

Il précise que l’Etat a le devoir de garantir à chaque citoyen un logement décent et non l’inverse. Pour ce faire, il a invité les autorités à écouter les populations et à recueillir leurs préoccupations avant de les déguerpir.

LD

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