Un habitant de Dogona accuse Fatou Ziba d’avoir irrégulièrement vendu des parcelles

 Kassim Ira, un habitant du quartier Dogona dans l’arrondissement n°3 de la ville de Bobo-Dioulasso, est frustré de n’être pas bénéficiaire de parcelle. Selon lui, le lotissement passé ne s’est pas fait dans les règles de l’art. L’ancien maire de l’arrondissement, en l’occurrence Fatou Ziba, aurait fait du marchandage dans l’attribution des parcelles. Elle aurait même vendu des parcelles à un millions de F CFA.

Kassim Ira : « Nous ne voulons pas que les maires fassent partie des futures commissions ad hoc »

La rencontre avec les ministres de l’administration territoriale Siméon Sawadogo et de l’urbanisme Maurice Bonanet le mardi 27 novembre 2018 a permis de comprendre la complexité du problème foncier à Bobo-Dioulasso.

Les populations ne manquent pas de faire grief contre les anciennes autorités locales qui ont eu à mener les opérations de lotissement.

Mardi dernier, certains représentants d’organisations de la société civile l’ont ouvertement exprimé aux deux ministres venus leur annoncer la mise en place prochaine de commissions ad hoc dans les différents arrondissements, en vue de l’apurement du passif foncier dans la ville.

Kassim Ira est de ceux-là qui avaient la verve la plus amère : « dans mon quartier à Dogona, le problème de parcelle est assez grave. Depuis le temps des CDR (comités de défense de la Révolution) jusqu’à aujourd’hui », explique-t-il. « Dans la seule association Djama, nous sommes 365 personnes à ne pas bénéficier de parcelle. Certains ont vu leur parcelle englouties soit par les écoles, soit par les routes ou pour autre chose.

Malgré tout, il y avait encore des terrains vides dans le secteur. Sauf que l’ancien maire d’arrondissement les a tous vendus, en exigeant aux intéressés de payer la somme d’un million de F CFA », confie-t-il être marginalisé pour ne pas disposer de cette somme.

La mise en cause, Fatou Ziba, l’ex-maire de l’arrondissement n°3

En ce qui concerne la mise en place des commissions ad hoc dans les arrondissements, Kassim Ira dit apprécier l’initiative du gouvernement, « surtout qu’on nous permet d’y avoir nos représentants, en tant qu’habitants dans ces zones ».

Mais, une mise en garde : «  ce que nous voulons pas du tout, c’est l’implication des maires. Nous ne voulons pas que les maires fassent partie des futures commissions ad hoc ».

Wourodini Sanou

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