Sofitex : Un prêt de plus de 42 milliards fcfa pour financer la campagne cotonnière 2018/2019

Pour le financement de la campagne cotonnière 2018/2019, la société burkinabè des fibres textiles (Sofitex) vient de contracter un prêt de plus de 42 milliards de francs cfa auprès d’un pool de banques internationales constitué de la Société Générale, la Société Internationale de Financement et BNP Paribas. La signature de la convention de financement est intervenue le 24 janvier 2019 à Paris.

Pour cet accord, 28ème du genre, ce sont 65 millions d’euros, soit 42 637 000 000 de francs CFA que les banques internationaux ont décidé de prêter à la Sofitex pour financer la campagne cotonnière 2018/2019.

Cette somme d’argent devra servir à l’achat du coton graine auprès des contonculteurs, au transport du coton vers les 15 usines d’égrenage appartenant à la SOFITEX, à l’évacuation de la fibre vers les différents ports d’embarquement, ainsi qu’à l’achat et à la répartition des intrants.

Premier produit agricole d’exportation du Burkina Faso, le coton représente un des secteurs clés de son économie. Il contribue pour environ 11% de son produit intérieur brut (PIB) et 17,5% de ses recettes d’exportation.

Cette filière qui permet à plus de 20% de la population de disposer d’importants revenus, est en perte de vitesse depuis la campagne 2017/2018 où le pays des Hommes intègres a perdu son rang de premier producteur africain de coton au profit du Mali.

Si la baisse de la production de l’or blanc est due selon les responsables de la filière, à des aléas climatiques, une partie des producteurs pensent le contraire.

Pour ces derniers, cette situation est la conséquence entre autres d’une mauvaise gestion et l’abandon du coton génétiquement modifié ou Bt au profit du conventionnel.

Lors d’une conférence de presse qu’ils ont animé le samedi 26 janvier 2019 à Bobo-Dioulasso, ces derniers, réunis au sein du Collectif Citoyen pour la Science et le Développement Durable (Csdd) exigent l’abandon du coton conventionnel au profit du coton Bt pour disent-ils, sauver la filière coton burkinabè.

Madi

Laisser un commentaire