Oumou Dioubaté à Bobo : la diva a la nostalgie d’enfance

La diva Oumou Dioubaté a la nostalgie de son enfance. C’est le moins que l’on puisse dire, puisque l’artiste est arrivée toute émotive dans la cité de Sya ce jeudi après-midi. Aussitôt est-elle sortie du bus d’Elitis Voyage qu’elle a fondu en larmes. Elle retrouve la cité de Sya, cette même ville qui a bercé son enfance et où se trouve également la tombe de celle qui l’a mise au monde. Tête d’affiche de la 4e édition de l’événementiel Bobo lolo, nuit de distinction des meilleurs artistes bobolais de l’année, elle mettra donc son séjour à profit pour se recueillir sur la tombe de sa mère.

Les organisateurs de Bolo lolo ont fait fort cette fois-ci. La 4e édition de l’événementiel de récompense aux meilleurs artistes bobolais de l’année a comme tête d’affiche, la diva guinéenne, plutôt la prima dona de la musique africaine Oumou Dioubaté.

L’auteure de la chanson culte Femme d’Afrique est effectivement arrivée dans la cité de Sya aux environs de 16h ce jeudi 20 juin. La bellissime diva et dont on ignore les secrets de jouvence explosera la grande salle de la maison de la culture Mgr Anselme Titianma Sanon le samedi 22 juin avec ses chansons cultes comme Femmes d’Afrique, Akafo, Gnela moya, Watilala… au grand bonheur des nombreux fans.


« Je suis une fille de Bobo »

Il faut dire que cela faisait longtemps que la diva n’avait mis les pieds dans la capitale culturelle du Burkina. Sa dernière visite remonte à 2006, soit exactement 13 années de chagrin pour l’artiste qui pourtant y a passé toute son enfance. Elle n’est partie en Guinée qu’à l’âge de 18 ans, juste après le décès de sa mère en 1974.

Dès lors l’on comprend pourquoi cette grande dame n’a pu contenir ses larmes à sa descente du bus. « C’est à Bobo que ma mère, ma chère mère se repose. Elle est toute seule ici ; on est tous partis », s’est-elle néanmoins efforcée d’expliquer, dans une voix carrément suffoquante.

La nostalgique diva a évoqué son attachement à la cité de Sya dont d’ailleurs elle se revendique être la fille : « je me sens chez moi. C’est ici que j’ai fait mon enfance ; c’est ici que je connais. C’est la carte d’identité burkinabè (ndlr, voltaïque à l’époque) que j’ai eue quand j’avais 18 ans, avant de partir en Guinée en 1974… Je suis une fille de Bobo-Dioulasso ».

Wourodini Sanou

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