Laveuse de véhicules, elle nourrit ses 3 enfants avec son salaire de 15000fcfa

Le lavage de véhicules, c’est son boulot

Le lavage de véhicules, réputé être un métier d’hommes, est exercé à Bobo-Dioulasso par une dame du nom de Esther Somé. Avec son salaire de 15000fcfa, elle nourrit ses 3 enfants et paye la scolarité de 2 d’entre eux.

Esther Somé est âgée de 30 ans. 3 années en arrière, elle vivait avec son époux dans leur village. Suite à une bagarre (dont elle tait les raisons), elle décide de venir se « chercher » en ville.

Ainsi, elle se retrouve à Bobo-Dioulasso chez sa grande sœur et refuse d’être un fardeau pour cette dernière.

Contrairement à certaines qui tomberaient dans la prostitution où « l’on peut facilement et rapidement gagner de l’argent », Esther Somé décide de gagner sa vie autrement. Trouver du travail. Et « comme tout près n’est pas loin » comme le disent les ivoiriens, elle demande à travailler avec son beau frère qui est lui, laveur de véhicules et motos.

Elle gagne sa vie dans le métier selon elle

D’abord retissent, celui-ci finit par accepter la proposition de sa belle-sœur de travailler avec lui. « Au début j’étais retissent. Mais aujourd’hui, je ne regrette pas. Elle travaille bien, mieux que certains hommes d’ailleurs. Mêmes les clients qui ne voulaient pas au début qu’elle lave leurs motos ou véhicules, sont aujourd’hui convaincus que malgré le fait qu’elle soit une femme, elle fait bien son travail » a confié son patron qui est son beau-frère.

Mère de 3 enfants, Esther Somé commence le travail à 7h du matin pour descendre un peu tard dans la soirée et ce, en fonction de l’affluence.

Par jour, elle peut, avec son patron et d’autres jeunes, laver plusieurs motos et véhicules. Elle touche pour ce travail, un salaire de 15 000fcfa soit 500f par jour. Et c’est avec ce salaire qu’elle nourrit ses 3 enfants et paie la scolarité de 2 d’entre eux.

Venue en ville pour se « chercher », Esther Somé ne voit aucun mal à exercer un tel métier. « J’avoue que c’est un travail comme les autres. En tout cas je m’en sors car c’est avec ce que je gagne dans le lavage d’autos et de motos que j’arrive à prendre soin de mes 3 enfants » a-t-elle indiqué.

Djénéba Naon (stagiaire)

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