Des supporters de Kadré Désiré prêts à quitter le CDP

Kadré Désiré Ouédraogo n’est pas le candidat déclaré du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), la sollicitation pour qu’il soit candidat ne provient pas de seuls militants du CDP. A contrario, Eddie Komboïgo doit démissionner de la présidence du CDP ; il ne fait pas le poids devant Roch Marc Christian Kaboré. C’est en substance le message des Mouvements et Initiatives qui soutiennent la candidature de Kadré Désiré Ouédraogo (IKDO et MKDO) lors d’une conférence de presse tenue dans la mi-journée de ce samedi 6 juillet 2019 à Bobo-Dioulasso.

Cette sortie avait pour but de donner des explications relatives à la participation de militants CDP aux soutiens à Kadré Désiré Ouédraogo et la dénonciation de « la mauvaise gouvernance » du CDP par son président actuel Eddie Komboïgo.

Et tout à trac, le porte-parole du MKDO et de l’IKDO, Dr Salifou Ouédraogo, a laissé tomber en préambule à sa déclaration liminaire : « Lorsqu’une candidature transcende les partis politiques et OSC, chaque structure doit éviter d’être la dernière à venir jouer sa partition, surtout la structure d’origine ».

Selon les conférenciers, la déchéance actuelle ainsi que les querelles au sein de l’ex-parti majoritaire sont la faute à Eddie Komboïgo. D’ailleurs, disent-ils, « les instances dirigeantes du CDP actuellement sont remplies de responsables à crédibilité très faible : un passé trop discuté, un présent moins admiré et comment peuvent-ils rassurer sur un avenir proche comme 2020… Toutes les structures du parti sont actuellement irrégulières ». Ce depuis 2012, d’après eux.

Ils affirment par ailleurs que la section de Bobo comme toutes les autres sections CDP doivent être mises à plat ainsi que les sous-sections et les comités de base. Cela doit commencer par la démission du président Eddie lui-même.

Ces militants se disent prêts à démissionner du CDP et créer leur nouveau parti si toutefois Eddie Komboïgo reste campé sur sa position.

A signaler la présence à cette conférence de presse de membres influents du parti dont Alpha Yago, responsable en charge des organisations de la société civile (OSC) au sein du secrétariat exécutif national, ainsi que Salia Sanou, l’ex maire de Bobo et ex-secrétaire général du parti dans la province ; Fatou Ziba, ex-maire de l’arrondissement 3 de Bobo.

Wourodini Sanou

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