Cinquantenaire du décès de Nazi Boni : commémoré à Bouan, son village natal

1969- 2009. Cela fait 50 ans que Nazi Boni, homme politique et écrivain burkinabé disparaissait. Une cérémonie commémorative de ce cinquantenaire de son décès a été organisée ce samedi, 14 décembre 2019 à Bouan, village situé dans la commune rurale de Bondokuy, région de la boucle du Mouhoun.

Cette cérémonie patronnée par le président de l’assemblée nationale et coparrainée par les ministres de l’enseignement supérieur et de celui de l’habitat était placée sous le signe de la reconnaissance de l’engagement et la pérennisation des œuvres de l’homme.

C’est du reste ce qui est contenu dans le message du Président du Faso dont était porteur le ministre de l’urbanisme et de l’habitat Maurice Dieudonné Bonanet : « Il faut reconnaître les mérites, l’engagement politique de cet hommes, un grand écrivain qui s’est battu pour l’indépendance de notre pays, pour la démocratie et pour le développement. Nous nous associons aux populations de cette localité en prenant l’engagement que tout ce que Nazi Boni a fait sa vie durant servira d’étoile, de boussole pour les générations actuelles et futures dans le combat pour un Burkina Faso développé, de paix et de sécurité ».

Les officiels à la cérémonie commémorative du cinquantenaire du décès de Nazi Boni

Et le Pr Alkassoum Maiga de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation de retenir de ce « digne fils » du pays, un révolutionnaire avant l’heure et ce, du fait de ses nombreuses actions en faveur de l’épanouissement de la communauté. « Tout homme politique doit rêver d’avoir un tel destin : une mission qui va consister à transformer le quotidien des concitoyens et à impacter positivement l’environnement » a-t-il signifié.

50 années après son décès, le Pr est convaincu que l’on continuera de parler encore des siècles car il a selon lui, réalisé des œuvres qui survivent à la dimension humaine. Un héritage à pérenniser selon lui.

« Quand on est descendant d’un homme tel Nazi Boni, il n’est pas question d’échouer. Il faut se donner les moyens de faire mieux que ce qu’il a fait. C’est un défi à l’endroit des filles et fils du Burkina Faso de continuer l’œuvre de Nazi Boni et même faire mieux, afin de faire profiter les générations futures » est-il convaincu avant d’appeler à inscrire dans les habitudes, le fait de perpétuer la mémoire de ceux qui ont contribué à construire ce pays.

LD

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