BBDA: près de 200 millions de francs cfa pour la promotion des activités  culturelles

Le comité de gestion du fonds de promotion culturelle du Bureau burkinabè du droit d’auteur a eu des échanges le jeudi 17 octobre dernier à Ouagadougou avec les artistes bénéficiaires et les non bénéficiaires sur la synthèse des travaux du comité de sélection de dossiers des appels à projets lancés par le BBDA. 

Dans sa dynamique de promotion des activités culturelles, le bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) lance chaque année un appel à projets culturels pour soutenir ses membres. Cette année, ce sont au total 510 dossiers qui ont été reçus sur l’ensemble du territoire par le comité de gestion du Fonds de promotion culturelle.

Sur ces 510 dossiers reçus, à en croire la présidente du comité Blandine Yaméogo, par ailleurs artiste interprète, « seulement 295 ont été retenus par le comité qui après examen, a jugé non éligible 239 dossiers ».

Selon ses explications, il ressort qu’après vérification, le comité a décelé plusieurs dossiers irréguliers tels des actes d’engagement non légalisés, des attestations de situation fiscale dont plus de la moitié ne sont pas à jour, des factures pro-forma non signées ou non cachetées, entre autres. « Toute chose qui a amené le comité à suspendre certains prestataires non à jour de leurs engagements à l’égard du fonds de promotion culturelle et à retirer leurs dossiers dans toutes les catégories » a avancé dame Yameogo.

Contrairement à l’année dernière, ont souligné les conférenciers, cette année, sur proposition du comité, le BBDA a jugé bon de lancer deux appels à projet au regard de la hausse du budget alloué qui est passé à plus de 94 millions de francs CFA l’année dernière à près de 200 millions « afin de permettre à tout le monde de pouvoir en bénéficier ».

Artistes bénéficiaires, non bénéficiaires et a journalistes aux échanges

Ainsi le comité a décidé de faire un appel à  projet pour chaque semestre. Du 13 avril au 29 avril pour le premier semestre et du 13 mars au 29 mars pour le second. Et le Chef du service promotion culturelle et œuvres sociale, Mohamed Lamine Ouédraogo, d’indiquer que les bénéficiaires avaient trois mois pour réaliser leurs projets et de les déposer au plus tard le 9 juillet. «On a bouclé le premier semestre puis on a ouvert le deuxième. Mais jusqu’aujourd’hui, certains qui avaient quatre projets n’ont toujours pas pu déposer ne serait-ce qu’un. Après avoir attendu en vain, la direction a prolongé le délai jusqu’au 20 août, mais il n’y avait toujours rien», a-t-il déploré.

Sur les critères de sélection, Maboudou Gnanou, producteur et réalisateur, membre du comité d’attribution du Fonds, a indiqué qu’ils étaient basés d’abord sur l’originalité de l’œuvre. «Ensuite, nous avons vérifié si l’œuvre n’a  pas été dupliquée parce qu’il arrive des situations où on rencontre des œuvres déjà utilisées. On a interpellé plusieurs fois nos membres à ce sujet. C’est pour cela que dans certaines catégories, le nombre exact demandé par candidature n’a pas été atteint», a-t-il expliqué.

Pour la catégorie audiovisuelle, renchérit la présidente du comité, Blandine Yaméogo, «nous avons demandé cinq personnes pour l’aide à la finition, mais on s’est retrouvé finalement avec trois personnes alors qu’on avait au moyennant quinze postulants. Ce n’est pas que l’œuvre est mauvais en soi, mais c’est dû souvent aux aspects techniques, administratifs», a-t-elle conclu. 

Wendlasida Savadogo, correspondant à Ouaga

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