Barrage de Samendéni : Déjà menacé d’ensablement et de pollution

Le présidium à l’ouverture de l’atelier

Mis à eau il y a à peine 2 ans, le barrage de Samendéni est déjà menacé d’ensablement et de pollution du fait des activités qui se mènent « illégalement » sur sa bande de servitude. Chargée de protéger les ressources en e au, la police de l’eau des Hauts-Bassins a organisé de ce fait, un atelier le 5 mars 2019 à Bobo-Dioulasso en vue de faire l’état des lieux et du même coup, trouver avec l’ensemble des acteurs, des solutions à cette situation.

La bande de servitude du barrage de Samendéni selon la police de l’eau des Hauts-Bassins, est « illégalement » occupée par des personnes qui avaient été indemnisées pour libérer les lieux.
Ces dernières selon elle, y mènent des activités agricoles nécessitant l’usage des pesticides et d’engrais chimiques.

Lesquelles substances pourraient selon la police de l’eau, détériorer la qualité de l’eau du barrage voire hypothéquer sérieusement les activités aquacoles. Aussi, ces activités menaceraient le barrage d’ensablement.

                                                                      Endiguer le phénomène….

Pour la police de l’eau des Hauts-Bassins, il faut agir. C’est pour cela qu’elle a initié cet atelier qui a réunit à Bobo-Dioulasso, les acteurs directs et indirects intervenant au niveau du barrage.

Une vue des participants

Objectif, faire l’état des lieux de l’occupation « anarchique » de la bande de servitude du barrage afin de trouver des solutions à ce phénomène. Une manière pour cette police de prévenir toute action qui pourrait mettre à mal la survie de ce barrage qui constitue le plus « grand projet hydraulique réalisé par le Burkina après les indépendances ».

Le barrage de Samendéni a une capacité d’un milliard 500 millions de mètres cube d’eau et permettra à terme, l’aménagement de 21 000 hectares de terres pour le développement de l’agriculture.

Il y est prévu la production annuelle de 100 000 tonnes de riz, 150 000 tonnes d’autres céréales, et 300 000 tonnes de cultures maraîchères. Il est également attendu la production de 1 800 tonnes de viandes, 50 000 tonnes de fruits et légumes, 2 millions de litres de lait, et 1 100 tonnes de poissons et 18 gigawatts/heure d’électricité.

Madi

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